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Le camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau

Quelque deux cents anciens prisonniers du camp nazi allemand d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, symbole de l’Holocauste des Juifs, doivent se rendre lundi sur le site pour commémorer le 75e anniversaire de sa libération.

Le nombre exact des victimes de cette plus grande usine de la mort créée par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale n’est pas connu avec certitude.

Mais les historiens estiment à environ 1.100.000 celui des morts, hommes, femmes et enfants, entre 1940 à 1945, dont environ un million de Juifs.

Les autres victimes furent surtout des Polonais non Juifs, des tziganes et des prisonniers soviétiques.

Le camp d’Auschwitz, situé dans la ville polonaise d’Oswiecim, à 50 kilomètres à l’ouest de Cracovie (sud), est distant de trois kilomètres de celui de Birkenau. Ce dernier, construit par l’Allemagne d’Hitler à partir de 1941, est devenu en 1942 le principal lieu d’extermination des Juifs dans le cadre de « la solution finale » nazie. Il abritait quatre chambres à gaz et quatre fours crématoires.

Les Juifs, qui arrivaient à Birkenau par le train dans des wagons à bestiaux, étaient pour la plupart dirigés directement vers les chambres à gaz, à l’issue d’une « sélection » effectuée sur la rampe d’arrivée. Seuls ceux en état de travailler comme esclaves étaient provisoirement laissés en vie.

En décembre 1942, le gouvernement polonais en exil à Londres a transmis aux Nations unies le document intitulé « L’extermination massive des Juifs en Pologne occupée par les Allemands ».

Il comprenait des comptes rendus détaillés de l’Holocauste dont témoignaient des membres de la résistance polonaise, mais n’a suscité que des réactions en sourdine de la part de la communauté internationale.

Le 27 janvier 1945, 7.500 prisonniers restant encore dans le camp ont été libérés par l’Armée rouge russe.

Avant leur fuite, les nazis avaient pris soin de détruire leur sinistre usine et nombre de bâtiments de ce complexe de 42 km2 qui comprenait trois camps, en partie construits par leurs prisonniers.

Depuis 1947, ce site, symbole de la plus grande barbarie humaine, est classé monument national polonais et accueille un musée, Auschwitz-Birkenau, sous tutelle d’un comité international. Le site est également inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

A la demande du gouvernement polonais, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a approuvé en 2007 une modification du nom officiel d’Auschwitz, appelé désormais « Auschwitz-Birkenau, camp allemand nazi de concentration et d’extermination (1940-1945) ».

Varsovie avait réclamé ce changement pour combattre la présence dans les médias étrangers d’expressions telles que « camps de concentration polonais » pour désigner les camps construits par les nazis sur le territoire de la Pologne occupée.

De telles erreurs continuent cependant à se produire de temps en temps, suscitant de fermes protestations de la diplomatie et des autorités polonaises.



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