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Le cas de la Chine

Dans le cadre des partenaires des pays « émergents » du Cameroun, le géant asiatique est le principal partenaire. Une prééminence qui n’aurait rien de surprenant.

Le Cameroun entretient des relations officielles avec la Chine depuis 1971. Les échanges dans le cadre de cette coopération sont allés crescendo. Selon les données publiées par le ministère chinois du Commerce, les échanges commerciaux entre les deux pays sont par exemple passés de 2,84 millions de dollars en 1973, à 456,6 millions de dollars en 2007. En 2009, ils étaient évalués à 813,54 millions de dollars.

L’assistance économique et financière de la Chine aux efforts de développement du Cameroun était évaluée en 2012 à près de 950 milliards de F CFA.

Un officiel du ministère camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) dit ne pas être surpris par cette prépondérance des échanges sino-camerounais. «La prééminence de la Chine, ce n’est pas que le Cameroun qui l’a constaté et qui en bénéficie. Vous savez bien que c’est le premier partenaire financier des Etats-Unis. Il se trouve qu’en réalité, c’est la Chine qui a de l’argent aujourd’hui. Ce n’est pas un effet de mode, mais c’est une réalité. Il se trouve également que les procédures de financement du partenaire chinois sont flexibles et souples. C’est vrai qu’il y aurait des aspects à améliorer de ce côté-là, mais on note la flexibilité et la souplesse,», explique-t-il.

Ce statut de la Chine est également partagé par les responsables chinois. S’exprimant à l’Agence Chine Nouvelle, l’ancien représentant spécial de la Chine pour les Affaires africaines, Liu Guijin, a expliqué que: «l’Afrique, qui se trouve dans une phase d’industrialisation moins avancée, a immédiatement besoin des investissements chinois à l’heure où les aides et autres financements accordés par les pays développés occidentaux, qui souffrent de divers problèmes financiers ou budgétaires, ne cessent de diminuer».

En se rendant compte de la part que la Chine est en progressivement en train de se tailler dans les pays africains, le président américain Barack Obama a décidé de convier les chefs d’Etat d’Afrique subsaharienne à un prochain sommet Afrique-Amérique aux Etats-Unis en septembre 2014. La Chine quant à elle tient un Forum de coopération trisannuel avec les pays africains (Focac) depuis 2000.

On convient avec Serge Michel et Michel Beuret, les auteurs de La Chinafrique, que: «Américains, Européens, Japonais ou Australiens, tous ont bien capté le message. Ils ont compris que si les Chinois se déplacent et investissent à ce point sur le continent, lui prêtent, lui achètent et lui vendent, c’est qu’il doit y avoir un intérêt qu’eux-mêmes ont sous-estimé». De ce point de vue, l’Afrique n’est pas si mal partie. Le Cameroun en particulier.

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french.news.cn)/n

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