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Le choléra peu à peu maitrisé au Cameroun

Les autorités font part de ce que 6000 personnes ont reçu des soins avec succès dans la région de l’Extrême nord d’où est partie l’épidémie

Des signes de régression de la maladie
Selon une information de la radio nationale, 6576 malades de choléra auraient été guéris sur un total de 7 048 cas enregistrés depuis l’apparition du choléra, dans la région de l’Extrême-nord du Cameroun. Aux dernières nouvelles, la maladie avait fait 472 morts, dont un nombre indéterminé d’enfants. On a assisté par la suite à une véritable psychose du choléra au Cameroun. En plus de la prise en charge gratuite des malades, un accent continu d’être mis sur la conscientisation des populations, le respect des mesures d’hygiène à observer afin de ne pas contracter la maladie, a indiqué un responsable du ministère de la Santé. Sur le terrain, des équipes mobiles constituées des personnels de la Santé publique et des volontaires formés à ce sujet sillonnent les villes et les villages de l’Extrême-Nord; en langues locales, elles apprennent aux populations les dispositions à prendre pour ne pas contracter le vibrion cholérique. En plus de cette tâche de sensibilisation, des experts procèdent au traitement des points d’eau et à la désinfection des latrines. De même, elles désinfectent systématiquement les concessions où réside un malade de choléra, ou même celles où est déclaré un cas suspect. Les autorités camerounaises avaient établi un plan de lutte sur un an et qui devait coûter environ deux milliards de FCFA. Il est difficile de savoir aujourd’hui à quel stade d’évolution du plan d’éradication il se trouve. Le gouvernement bénéficie sur le terrain, du concours des partenaires, notamment l’Unicef, le HCR, l’UNFPA, la Croix rouge, l’Oms, Care Cameroon, Plan Cameroon et Médecins sans frontières entre autres.

Le respect des règles d’hygiène reste de mise
La brusque évolution de la maladie a fait de cette épidémie de choléra, la plus meurtrière depuis au moins 20 ans. De nombreux observateurs indiquent que le gouvernement a fait preuve de négligence dans sa réaction face à la maladie. De nombreuses agences onusiennes opérant dans cette partie du Cameroun affirment avoir alerté les autorités sur les risques de survenance de maladie hydrique en raison de fortes inondations envisagées. Le Ministre André Mama Fouda de la Santé publique a été assez critiqué pour sa gestion de la maladie. Le gouvernement fait aujourd’hui une prévention surprenante. Lorsqu’on prévient c’est pour éviter la maladie. Mais si on prévient quand la maladie est déjà sur le terrain cela reste une stratégie spéciale, a fait remarquer un journaliste qui a séjourné dans le Nord. Après des alertes de propagation dans les grandes villes de Yaoundé et de Douala, le calme semble être revenu. Cependant, les autorités ont fait part de ce qu’un cas avait été détecté et maitrisé dans la localité de Foumbot, une localité de la région de l’Ouest. Le gouverneur de cette unité administrative est allé lui-même sur les lieux pour voir ce dont il était question. Dans une de ses éditions, le quotidien Le Jour faisait part de ce qu’un enfant avait été débarqué d’un avion à Garoua dans la région du Nord, après qu’il ait révélé des symptômes de choléra. Les médecins précisent que le choléra est une maladie qui provient et se propage facilement dans les conditions d’insalubrité. Une fois que la maladie est présente, elle est très contagieuse. Se laver les mains et boire une eau saine restent une consigne stricte.

Se laver les mains et boire une eau saine restent une consigne stricte

camnews24.com)/n

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