Politique › Institutionnel

Le CL2P organise une «Journée de solidarité pour les libertés au Cameroun», à Paris

Ladite journée, programmée le 16 avril prochain, prévoit un rassemblement Place Saint-Michel le matin et une table ronde l’après-midi

Le Comité de libération des prisonniers politiques (CL2P) du Cameroun annonce la tenue, le 16 avril prochain à Paris, d’une «Journée de solidarité pour les libertés au Cameroun». Ladite journée, organisée «en association avec le Collectif des amis et soutiens de Marafa» (l’ex-ministre d’Etat, condamné à 25 ans d’emprisonnement en 2012 pour des faits de détournement de deniers publics, ndlr) prévoit un rassemblement Place Saint-Michel le matin (entre 11h00 et 12h30) et une table ronde à l’Espace l’Harmattan l’après-midi (entre 15h00 et 19h00).

Le CL2P indique qu’y sont invités, outre la presse, les représentants de partis politiques, de la société civile et du monde associatif : les autres comités de soutien aux «prisonniers politiques». Dans cette liste, le CL2P désigne: Marafa hamidou yaya, Jean Marie Atangana Mebara, Urbain Alanguena Awono, Aboubakary Sidiki, Maître Abdoulaye Harissou, Maître Lydienne Yen Eyoum Loyse, Polycarpe Abah Abah, Mohammed Iya, Zacchaëus Forjindam, Yves Michel Fotso.

Les autorités camerounaises démentent cependant l’existence d’une justice à tête chercheuse «visant des raisons autres que celles de la protection de la fortune publique et de la répression des personnes jugées coupables d’infraction y afférentes».

«Nous entendons parler depuis quelques temps, de persécution ou de prisonniers politiques, sous le couvert, nous dit-on, de procédures judiciaires classiques. La seule chose qu’il faille véritablement retenir, c’est qu’il est demandé le plus légitimement du monde aux uns et aux autres, de répondre de la gestion des deniers publics qui leur sont confiés pour l’exécution des tâches et des missions précises visant la satisfaction de l’intérêt général», a récemment commenté le porte-parole du gouvernement camerounais.

Le CL2P, association lancée en mai 2014 à Paris par René Dassié et Joël Didier Engo, dit inscrire la Journée du 16 avril prochain dans le cadre du «4e anniversaire de l’incarcération arbitraire du ministre Marafa Hamidou Yaya» ; et de la «brutale répression au mois de mars (conférence de presse interdite le 29 mars 2016, ndlr) des opposants à une élection présidentielle anticipée au Cameroun.»

«Le CL2P sera inlassablement là pour rappeler au président à vie du Cameroun Paul BIYA au premier devoir du « démocrate »: «laisser autant libre ses opposants comme ses partisans dans leurs choix»; prendre le risque d’affronter ses «concurrents» politiques et «adversaires» internes désignés dans des urnes transparentes», explique l’association dans un communiqué.


Droits réservés)/n
À LA UNE
Retour en haut