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Le Gabon veut stopper le trafic et l’exploitation des enfants sur son territoire

L’Etat avec l’UNICEF ont pour la période de juin à octobre 2013, mis en place un programme de formation pour mieux combattre ce phénomène

Travail domestique ou prostitution pour les filles, travaux manuels pour les garçons; des centaines d’enfants d’Afrique de l’Ouest victimes de traite sont envoyés chaque année illégalement au Gabon pour y travailler. En dix ans, plus de 700 enfants ont été retirés des circuits d’exploitation au Gabon et rapatriés chez eux, selon l’Unicef. Toujours selon cet organisme qui a la charge des enfants, ces mineurs exploités à des fins économiques subissent souvent d’autres formes de violences, voire des abus sexuels de la part du père de la famille d’accueil. Pour trouver une solution à ce problème qui devient un fléau au Gabon, l’Etat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), ont pour la période de juin à octobre 2013, mis en place un programme de formation, dont le but est d’ aider magistrats, officiers de police judiciaire et travailleurs sociaux à mieux combattre le trafic et l’exploitation d’enfants au Gabon.

En effet, la traite d’enfants est un phénomène qui sévit de plus en plus dans ce pays. Elle est, selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), la pire des formes de travail des enfants. De source officielle, chaque année, des centaines d’enfants, provenant d’Afrique de l’Ouest et victimes de traite, sont conduits illégalement au Gabon pour y travailler. Leurs tâches consistent, pour les filles, à exécuter des travaux domestiques ou à se livrer à la prostitution, pour le compte des personnes à qui elles ont été confiées. Quant aux garçons, ils sont livrés aux travaux manuels, notamment le transport de sacs de ciment. D’autres parcourent à pied et de longues distances pour vendre des petites marchandises. Et très souvent, ces enfants ne sont pas ceux qui tirent profits des sales besognes qu’ils accomplissent. Pour les faire venir au Gabon, petit pays pétrolier qui fait figure d’eldorado africain, les trafiquants d’enfants utilisent les canaux de l’immigration clandestine. Régulièrement, des pirogues surchargées de Ouest-africains fuyant la misère et le chômage accostent sur les plages de Libreville une fois la nuit tombée.

Le Gabon dit non à l’exploitation des enfants

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