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Le gouvernement qualifie de «blague» l’appel à démission lancée contre Ali Bongo

Selon le porte-parole du gouvernement gabonais, cette requête est le signe que l’opposition n’aurait pas de projet concret pour la présidentielle.

l’Union sacrée pour la patrie, un regroupement des opposants et des leaders de la société civile gabonaise, a demandé à Ali Bongo de retirer sa candidature à la prochaine élection présidentielle dans un délai d’une semaine, à défaut de démissionner la semaine qui suivra, sinon, il sera destituer par l’Assemblée nationale ou par un soulèvement populaire. Le gouvernement n’a pas tardé à répondre, par le biais de son porte-parole. Celui-ci estime que l’opposition est «dans la blague» et n’a «aucun projet».

Alain-Claude Bilie By Nzé le porte-parole du gouvernement gabonais, estime que la demande de l’Union sacrée pour la patrie est le signe que l’opposition n’a aujourd’hui pas de projet concret pour la présidentielle à venir.

«Nous constatons, pour le regretter, que nous avons une opposition qui est plus dans la blague. Ils passent leur temps à singer ce qui se fait ailleurs, estime-t-il. Nous avons une élection présidentielle dans quatre mois, s’ils ne sont pas prêts à aller aux élections, qu’ils disent aux Gabonais qu’ils n’ont aucun projet. Le constat finalement c’est que cette opposition en déshérence n’a aucun projet alternatif à proposer. Le président Ali Bongo est président, il est candidat à sa succession, il a été investi par son parti. Nous ne voyons pas en quoi quelqu’un qui n’est pas membre de ce parti, peut décider qu’Ali Bongo ne pourra pas être candidat».

Les opposants basent notamment leur demande sur le fait que, selon eux, Ali Bongo n’est pas Gabonais de souche. L’article 10 de la Constitution interdit aux Gabonais ayant acquis la nationalité d’être candidat à une élection présidentielle. Alain-Claude Bilie By Nzé l’assure : le président Bongo ne démissionnera pas.

«La Constitution gabonaise indique que le mandat du président court jusqu’au 16 octobre prochain, puisque c’est le 16 octobre 2009 qu’il avait prêté serment, souligne-t-il. Jusqu’au terme de ce mandat, il est président de la République. Et ce n’est pas une opposition qui pourrait faire en sorte qu’Ali Bongo ne soit plus président. Donc nous attendons que l’opposition propose enfin un projet alternatif. Nous avons un projet à proposer aux Gabonais : c’est de continuer avec Ali Bongo dans la paix, dans la sérénité pour développer notre pays».


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