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Le Grand Sitch, un camerounais amoureux de la musique révolutionnaire

Associé à l’américain J-Ott, il défend l’idée de la musique non commerciale. Rencontre

Parlez nous de votre groupe INRG?
Mon groupe, INRG qui signifie Inventer un Nouveau Revolutionaire Genre musical est composé de deux personnes. Moi, le camerounais Le Grand Sitch et l’américain J-Ott. Créé depuis notre rencontre il y a 3 ans ici a Washington DC, c’est une organisation qui a pour mission d’insister sur la nature originale de la musique qui repose sur l’inspiration pure, sur l’émotion et non sur le souci préalable d’amasser une fortune. Nous avons pour mission de réduire, voire d’éliminer l’aspect commercial dans le processus de création qui prédomine et pollue la musique de nos jours et restaurer ainsi l’aspect purement artistique.

Parlez nous de votre style
Notre style est purement basé sur l’inspiration. A force d’écouter respectivement toutes nos chansons, la tendance laisse a croire que c’est un mélange de jazz, hip hop, musique africaine, reggae, du moins un peu de tout. Je dirais que c’est un style « omnivore ». Notre musique vient du c ur. C’est pour cela que chaque culture dans le monde s’y reconnait lorsqu’elle l’écoute.

Qui est Le Grand Sitch ?
Le Grand Sitch est un camerounais très créatif, inventif doté de multiples talents qui est à mesure de s’imposer dans différents domaines et demeurer très compétitif. Au quotidien, je travaille dans une institution financière. Mon rôle dans cette institution est, surtout en cette période de crise économique, de restructurer les prêts aux propriétaires de maison en difficulté financière afin d’éviter qu’ils perdent leur propriété. Je suis né et j’ai grandi au Cameroun. Je vis aux USA depuis 11 ans.

Comment êtes vous arrivé à la musique ?
Ça fait une éternité que je suis dans la musique. J’ai commencé à composer les chansons dès l’âge de 10 ans. Malheureusement pendant longtemps je n’avais aucun support logistique pour concrétiser mes projets, ni aucun encouragement de la part de mon entourage. Des lors, je me suis concentré pendant longtemps a la peinture et la poésie parce que mes inspiration artistiques étaient variées et matériellement ça ne me coutait pas grand chose. Une fois que j’ai eu les moyens financiers et la force psychologique d’ignorer les gens très négatifs qui ne faisaient que me décourager, je m’y suis investi à fond, financièrement et mentalement.

Le Grand Sitch

Journalducameroun.com)/n

Comment avez vous rencontré votre partenaire de musique ?
J’ai rencontré J-Ott dans un magasin de vente d’instrument musicaux. Je venais me renseigner sur les matériaux pour construire un studio, mon idée étant de transformer une partie de ma maison en studio d’enregistrement. C’est lui qui était chargé d’expliquer aux clients comment çà se passe. Notre conversation a changé lorsque je lui ai dis que je suis un musicien d’Afrique qui a pour ambition de travailler avec un américain pour créer un style hybride et unique. Lorsqu’il a écouté mes chansons et j’ai écouté les siennes, nous avons décidé de travailler ensemble. C’est un génie dans l’art. Bien qu’ayant différentes personnalités, nous sommes musicalement très compatibles. Nous partageons la même philosophie de vie et nous sommes animés par la rage t’atteindre nos objectifs.

Quelle est votre actualité artistique?
Pendant que nous travaillons sur le prochain album, nous nous occupons de la promotion de cet album et nous essayons de nous préparer pour une tournée ici aux USA et dans plusieurs pays d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Eventuellement en Australie.

Et le Cameroun, la dernière fois que vous y étiez c’était quand ?
J’étais au Cameroun en Décembre passé. Beaucoup de choses avaient changé. La population était plus dynamique, les gens, surtout les filles étaient bien habillées et élégantes, le téléphone cellulaire qui était un luxe a l’époque est devenu si vulgaire qu’un pousseur ou un chômeur en possède deux ou trois. Il y avait les « Ben Skin » dans tous les recoins de Douala. Le camerounais est toujours très fier de lui, ce qui est une bonne chose.

Écoutez-vous de la musique camerounaise?
Bien sûr que oui. Elle est très riche. Je pense que parmi les rythmes camerounais, le bikutsi n’est pas exploité à fond comme le makossa. C’est un rythme qui à mon avis est mythique et mystique et s’il est bien exploité, peut conquérir le monde. Je suis en train de faire les recherches dessus.

J-Ott et le Grand Sitch

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Petite colle: Citez les artistes camerounais que vous connaissez Le grand Jazzman Gino Sitson, un des rares camerounais a paraitre dans les chaines de télévisions américaines, la légende Manu Dibango, Prince Eyango qui vit ici et conquiert le marche très difficile de la Chine, Petit Pays le turbo d’ Afrique pour qui j’ai beaucoup d’admiration pour son charisme, la légende Aladji Toure qui a beaucoup contribué à l’épanouissement de la musique camerounaise et qui fait de la très bonne musique, Richard Bona qui fait des miracles avec la basse, George Seba qui est un Génie de la musique camerounaise, très très doué, phénoménal. La liste est très longue…

On imagine que vous rencontrez de nombreuses difficultés… Elles sont très nombreuses, elles sont quotidiennes. Très tôt le matin, je me lève avec ces difficultés, et le soir lorsqu’il est temps d’aller au lit, elles se couchent docilement tout près de moi après m’avoir accompagné toute la journée. La vie dans la musique est « un struggle » (lutte). Ça demande de la patience, de la passion. On fait de la musique par amour, par passion. Cette attitude brave les difficultés, que ça soit financières, logistiques, psychologiques. La musique pour moi est comme la femme. Selon ma philosophie, on épouse une femme parce qu’on l’aime, pas parce qu’on veut une vie meilleure. A elle de décider d’améliorer notre vie ou de la détruire.

Un dernier mot. Tout d’abord, Je vous remercie de m’avoir donné la possibilité de m’exprimer dans votre prestigieux journal. Il est très éducatif. Le Cameroun, c’est mon pays. Quelque soit mon succès ailleurs, Le Grand Sitch n’oubliera jamais son pays. J-Ott et moi sommes excités de faire un ou les spectacles au Cameroun, même s’il s’agit d’annuler nos tournées dans le monde. Si vous voulez écouter notre musique, vous pouvez visiter notre web site à www.inrgmusic.com ou dans www.myspace.com/inrgmusic. Si vous voulez nous contacter, voici notre adresse: contact@inrgmusic.com. Nous faisons l’effort de répondre à tous les e-mails.

Tournage d’un clip vidéo

www.inrgmusic.com)/n

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