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Le groupe français R-Logistic reprendra pas les actifs de Necotrans au port camerounais port de Kribi

Le groupe français R-Logistic a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© pour la reprise des actifs de l’autre logisticien hexagonal Necotrans au terminal polyvalent du port camerounais de Kribi (Sud), au terme d’une dĂ©cision du tribunal de commerce de Paris.Le premier citĂ©, placĂ© en redressement judiciaire, Ă©tait, depuis septembre 2015 et aux cĂ´tĂ©s d’un consortium de 9 opĂ©rateurs camerounais dĂ©nommĂ© KPMO, attributaire du volet exploitation et maintenance du terminal polyvalent de la nouvelle place portuaire.

Prenant acte des graves difficultĂ©s Ă©conomiques et financières rencontrĂ©es par Necotrans, le prĂ©sident Paul Biya avait demandĂ©, en aoĂ»t dernier au Premier ministre Philemon Yang de «constater la carence du groupement», demandĂ© sa «mise Ă  l’Ă©cart pure et simple» et prescrit au chef du gouvernement de proposer des solutions alternatives pour un dĂ©marrage rapide des activitĂ©s sur le terminal de Kribi.

Le terme «solutions alternatives», selon des sources proches du dossier, devait au demeurant se traduire par le retour en compĂ©tition du hollandais APM Terminals et du philippin International Container Terminal Services (ICTSI), qui avaient dĂ©jĂ  postulĂ© pour l’exploitation dudit terminal polyvalent.

D’un coĂ»t de 207,270 milliards FCFA, le port en eau profonde de Kribi, dont l’inauguration est par ailleurs attendue depuis plus d’un an, a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par la China Harbour Engeneering Company (CHEC), sur la base d’un accord de prĂŞt conclu entre le Cameroun et Eximbank of China, et dispose d’un tirant d’eau de 15 mètres et d’un accès direct Ă  la mer prĂ©vu pour accueillir de grands navires transportant jusqu’Ă  8000 conteneurs.


Après une première phase d’exploitation de 5 ans, et avec une activitĂ© estimĂ©e Ă  1,4 million de tonnes de fret annuel dès la 2ème annĂ©e, une seconde phase de 15 ans prĂ©voit la mise Ă  disposition d’un quai adjacent de 350 mètres, mais aussi d’installations et Ă©quipements complĂ©mentaires pour une activitĂ© supĂ©rieure Ă  3 millions de tonnes annuels.

Dans cette 2èmephase, les travaux de construction de terminaux aluminium, hydrocarbures, gaz naturel liquĂ©fiĂ© ainsi que d’un appontement minĂ©ralier pour le fer de 24 mètres de tirant d’eau, seront financĂ©s par des opĂ©rateurs Ă©conomiques et industriels et selon le schĂ©ma «Built Operate Transfer» (BOT).

A l’horizon 2040, rappelle-t-on, le Cameroun ambitionne la construction d’une vingtaine d’autres terminaux sur ce port qui sera notamment reliĂ© Ă  certaines parties du pays par une ligne de chemin de fer.

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