Culture › Musique

Le groupe Mor’eh a présenté son nouvel album « Mboa »

Après avoir accompagné de nombreux artistes camerounaises, le groupe Mor’eh, sous la férule de Me Akera Muna, passe de l’ombre à la lumière

La salle de spectacle de la fondation Muna à Yaoundé dans la capitale camerounaise a accueilli mardi 30 octobre 2012, de nombreux invités venus écouter l’album Mboa (« Chez nous » en langue Duala), du groupe Mor’eh. Parmi les spectateurs, des ministres en poste et anciens ministres, mais aussi des membres de la famille Muna, dont le candidat malheureux à la dernière présidentielle, tous unis pour écouter une série de mélodies, sortant de la voix suave d’Annette Okonor la principale chanteuse du groupe. L’auditoire présent a été surpris d’apprendre que toutes les reprises parfaitement menées en langues Duala, l’étaient par des personnes qui n’étaient pas des natifs de cette tribu camerounaise. Une prouesse attribuée à Thierry Sandio, le chef d’orchestre qui avec une créativité qualifiée d’exceptionnelle par certains participants, a arrangé les tubes légendaires, sous la coloration des rythmes animés camerounais. Moment de grande extase, le public s’est vu offrir un « Fileds of Gold » en version « Myonda ma Gold », ou encore ont écouté du « Dumele », reconnaissant pourtant les agencements du « Killing me softly » de Roberta Flack. Les personnes venues assister à l’évènement ont parlé de chef d’ uvre. Pour les amateurs de sonorités fortes, le guitariste Mayo a parfois fait glisser le rythme africain, dans une tournure proche du soft rock le tout enjolivé par la voix des deux chanteuses du groupe.

Le groupe Mor’eh est né d’une idée de l’avocat Me Akere Muna. Ses premiers membres étaient Steve Ndzana à la batterie et Thierry Sandio au Piano, avec à la guitare Mayo Gabriel et Jean-Paul Lietche à la basse. A eux quatre ils constituaient le groupe « afro Blue ». Bien qu’ils ne soient pas connus du grand public, ils ont pourtant accompagné de grands noms de la musique camerounaise. Dans leur CV, Talla André Marie, mais aussi Anne Marie Ndzie qu’ils ont accompagné dans sa tournée mondiale ou encore des chanteurs comme Eko Roosevelt et Henri Njoh. En 2005 ; Me Muna leur propose de leur adjoindre trois artistes et le groupe Mor’eh qui signifie « Vapeur » en Baboute voit le jour. La première sortie du Mor’eh intervient en 2005 lorsqu’ils composent un titre appelé « Transparency International Conscience Call » qui soutient l’organisation dans les initiatives. Le nouvel Album est disponible auprès de la fondation Muna, pour un prix de 2000 FCFA

Le groupe Mor’eh vient enrichir le paysage culturel camerounais
stm studios)/n
À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut