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Le groupe Samory organise la 30ème édition de la Grande Palabre

Ce sera demain, jeudi 29 août 2013 à l’hôtel Franco situé en face du collège Matemfen sis au quartier Longkak dès 14h

Le groupe Samory, éditeur de Germinal et ses partenaires (Harmattan Cameroon, La Fondation Gabriel Péri, Dynamique citoyenne, le quotidien Le Messager, Radio Cheikh Anta Diop, Addec et Human Rights Initiatives (HRI)),organise la 30e édition de La Grande Palabre. Le public est ainsi invité à prendre part à la réflexion (conférence-débat) qu’ils organisent à Yaoundé, demain jeudi 29 août 2013, l’hôtel Franco, sis en face du collège Matamfen, à 14h. Le thème choisi est: l’art, la culture et le politique au Cameroun. Cette nouvelle rencontre est organisée dans un contexte où au milieu des années 80, quelque temps après l’accession de M. Paul Biya à la magistrature suprême, se déclenche la crise culturelle stupéfiante que l’on a nommée «la guerre entre le Makossa et le Bikutsi». Jamais dans l’histoire du Cameroun post-indépendance, on n’avait entendu parler de « guerre» entre des genres artistiques, que ce soit en littérature, en musique, au théâtre, en peinture, en sculpture ou au cinéma. Eu égard à la multiplicité de nos langues et cultures, et aux nombreuses influences africaines et internationales que subissaient inévitablement les artistes et hommes de culture depuis la période coloniale, il y avait, certes, des rivalités normales entre diverses écoles littéraires et artistiques. Ces saines et bienheureuses rivalités nourrissaient et faisaient grandir la culture et l’art camerounais. Au théâtre, par exemple, de nombreuses théories ont été avancées et illustrées sur les planches dans les années 70-80.

Les axes de discussion de cet édition sont: la répression des arts et de la culture comme réminiscence d’un passé douloureux et comme frein à l’émergence d’une industrie culturelle au Cameroun. (Parol Sosthène, producteur), la significations politique et sociale de la «guerre» entre le Makossa et le Bikusti sous le régime de Paul Biya qui sera développé par Mathias-Eric Owona Nguini, socio-politiste. Guillaume-Henri Ngnépi parlera aussi de l’art et le politique comme idéologies et les bases matérielles et sociales d’une nouvelle culture camerounaise seront développé par Ghonda Nounga, écrivain, artiste et militant politique. Et l’artiste musicien Valséro viendra parler d’engagement politique et citoyen de l’artiste. Le débat sera modéré par Jean-Bosco Talla et Francis Mbagna et retransmis en direct sur les ondes de la Radio Cheikh Anta Diop, FM 101.1


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