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Le groupement Bolloré-APM Terminals dénonce une «tentative d’éviction» du port de Douala

Le directeur du groupe Bolloré pour la région golfe de Guinée, Mohamed Diop s’est exprimé ce Mardi.

Face à la presse, il a dénoncé une «tentative d’éviction, en dehors des voies juridiques et règlementaires», du groupement Bolloré-APM Terminals de l’appel à concurrence pour le recrutement d’un nouvel opérateur dans le cadre de la gestion du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala (PAD), la métropole camerounaise.

Il a ensuite marqué son étonnement de voir le consortium franco-danois, en place depuis 2005, être écarté en janvier dernier de la préqualification pour la désignation d’un nouveau concessionnaire pour la même prestation. Ledit groupement logisticien-armateur, sous l’identité de Douala International Terminal (DIT), avait en effet, avant le terme de son mandat de 15 ans, obtenu en décembre 2017, une prorogation d’exercice jusqu’en 2023.

«Nous contestons les critères non communiqués de la mise en concurrence qui nous évincent de Douala, et demandons à être traités selon les lois et règlements du Cameroun», explique Mohamed Diop. Et de prendre l’exemple d’une sélection détentrice du trophée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, mais à laquelle on refuse le droit de disputer les éliminatoires pour remettre son titre en jeu. «Nous allons nous battre par toutes les voies légales, afin que la transparence règne dans le processus en cours.»

Pourtant, affirme-t-il, dans le protocole d’accord de prorogation signé en fin 2017 avec le PAD, Bolloré-APM Terminals s’était engagé à verser à la partie camerounaise une contribution exceptionnelle  d’un montant de 24 milliards FCfa à laquelle il faut ajouter l’augmentation de 10 à 30%  des actifs des nationaux dans le capital de DIT, le doublement de la redevance à verser au Cameroun pour la concession supplémentaire, mais également la réalisation de nouveaux investissements de l’ordre de 20 milliards FCfa.

Le 16 août dernier, le tribunal administratif de Douala, saisi par DIT, a pris une ordonnance suspendant le processus de désignation d’un nouveau concessionnaire à Douala, une sentence contre laquelle le PAD a formé un pourvoi. Parallèlement, une procédure internationale d’arbitrage a été engagée par l’opérateur, «et suit son cours à Paris».

«La tournure prise par le dossier DIT nous fait très mal, souligne Mohamed Diop. Être évincé à une phase de préqualification, sans la moindre explication, est injuste. Nous sommes traités de façon inéquitable, mais restons ouverts à toute discussion avec nos partenaires du Cameroun.»

En attendant la fin des tractations, Bolloré-APM Terminals, à travers DIT, a néanmoins depuis début mars 2019, «pour se battre à armes égales avec la concurrence», déposé son dossier de candidature pour l’appel à manifestation d’intérêt du PAD.



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