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Le HCR exprime sa gratitude au Cameroun pour son hospitalité

L’Adamaoua abrite à ce jour près de 35 000 refugiés répartis dans 33 villages, soit 42% de population réfugiée sur l’ensemble du territoire national…

Une délégation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Refugiés (UNHCR) était ce mercredi 13 octobre 2010 devant les autorités administratives et forces vives de la région de l’Adamaoua. Il était question pour Mamadi Fata Kourouma, chef de la sous délégation HCR pour les régions de l’Adamaoua et de l’est, de témoigner la gratitude que l’organisme HCR à pour l’état camerounais pour avoir accepté de recevoir les refugiés dans les villages. Le représentant HCR a également tenu évoquer les dispositions relatives à l’amélioration des conditions de vie des refugiés et de leurs enfants, à la protection internationale et à l’obtention des documents officiels. Selon lui, le Cameroun serait le 3e pays dans le monde à accepter les refugiés dans les villages.

Mamadi Fata Kourouma a aussi saisi cette occasion pour présenter le reste des tâches à effectuer pour que soient atteints les objectifs de l’année 2010. Il s’agit non seulement de la mise sur pied des réalisations physiques, mais également des facilités comme l’accès des réfugiés à la protection internationale et aux documents officiels tels que les actes d’état civil pour les enfants refugiés nés au Cameroun. Un effectif qui augmente tous les jours, car 300 enfants naissent tous les mois dans cette communauté. Face à ces engagements vis-à-vis des Nations Unies, le Cameroun continue à assurer l’hospitalité à ces hommes et à ces femmes victimes d’actes de persécution perpétrés par des groupes armés à travers des raids, des prises d’otage et des rançonnements sur la vente du bétail.

Dans la région de l’Adamaoua, la population Mbororo, pastorale et semi-nomade est majoritaire au sein des refugiés qui bénéficient depuis décembre 2006 d’une attention toute particulière du Cameroun avec l’appui du HCR. Au-delà de l’aide alimentaire, des centres de santé et des écoles sont construits et équipés, des forages et des latrines sont réalisés dans les villages où cohabitent camerounais et refugiés centrafricains. Le gouverneur a à cet effet rassuré les responsables du HCR de la disponibilité des autorités administratives à leur apporter tout le soutien nécessaire. Une rencontre qui valait son pesant d’or car elle aura permis aux participants de se rendre compte des activités du HCR dans la région de l’Adamaoua. Pour Enow Abram’s Egbe c’est pour la première fois que le HCR a décidé de faire une descente tout azimut pour permettre à toutes les populations, même à celles qui ne sont pas directement concernées de savoir ce qui se passe dans la région. Les populations réfugiées sont pratiquement moulées au sein des populations autochtones, ce qui veut dire qu’il y a une bonne cohabitation pacifique qui est encouragée par les autorités administratives et les chefs traditionnels. Nous ne pouvons tout de même dire que ceux qui se sentent à l’aise chez nous devraient être identifiés, mais ils restent nos frères du continent africain. Le gouvernement camerounais qui a ratifié la convention des Nations Unies en matière de protection des refugiés continue ainsi de satisfaire ses engagements.

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