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Le massif forestier de Ngoyla-Mintom menacé par la criminalité faunique

Dans ce segment de la Tri nationale Dja-Odzala-Minkébé, dans le sud-est du Cameroun, le caractère transnational du braconnage et la porosité des frontières facilitent la circulation des dealers

« Le braconnage d’éléphants dans le sud-est Cameroun, particulièrement dans la région du Sud a atteint une ampleur inquiétante», a constaté le Secrétaire général du ministère camerounais des forêts et de la faune (Minfof), Denis Koulagna, au cours d’une visite de travail effectuée dans le massif forestier Ngoyla-Mintom du segment Cameroun de la Tri nationale Dja-Odzala-Minkébé (Tridom).

Et pour cause, l’éléphant des forêts du bassin du Congo est davantage recherché et commercialisé. En effet, son ivoire, résistant, est plus facile à « travailler » que celui de l’éléphant de la savane, nous apprend une source administrative dans la suite du Sg duMINFOF. Et ce, malgré l’interdiction du commerce international de l’ivoire instauré en 1989.

Parmi les difficultés qui entravent le combat contre le braconnage, figurent le trafic d’influence excercé par de hautes personnalités impliqués directement ou indirectement dans le trafic qui procèdent très souvent par intimidation, pour dissimuler leurs forfaits, mais aussi, la corruption qui gangrène le secteur de la faune et paralyse pratiquement tous les efforts des pouvoirs publics dans la lutte anti-braconnage.

Dans ce Tridom, le caractère transnational du braconnage et la porosité des frontières facilitent également la circulation des dealers et des produits fauniques du Cameroun vers l’extérieur. Durant son périple, le Secrétaire Général du MINFOF qui a visité les populations de Lomié et Ngoyla dans la région de l’Est et Mintom et Djoum dans la région du Sud, a condamné non seulement le braconnage, mais aussi l’exploitation abusive de la riche biodiversité du massif.

Cette descente dans les forêts des régions du Sud et de l’Est intervient quatre mois après le décret du Premier ministre camerounais, créant une réserve de faune à Ngoyla.

En plus, une exploration des sites miniers est en cours dans ce massif. Face aux préoccupations liées aux intérêts divergents des conversationnistes, des exploitants forestiers et des populations locales, Denis Koulagna a tenu un discours franc quant à l’utilisation de ces ressources naturelles. Madame la maire de la commune de Ngoyla et les communautés locales ont présenté des doléances liées aux redevances forestières, aux cahiers de charges des sociétés d’exploitation forestière, au sous-développement et à la pauvreté.

A Djoum comme a Ngoyla, le débat a été particulièrement centré sur le braconnage et l’exploitation durable des ressources de cette riche forêt qui fait partir du Bassin du Congo, avec des questions sur le respect des droits des populations locales surtout les populations autochtones Baka. Le Sg du Minfof a aussi profité de sa visite pour présenter le nouveau conservateur de l’Unité technique opérationnelle (Uto) de Ngoyla-Mintom, Georges Mouncharou qui est en même temps délégué départemental du Minfof dans le département du Haut Nyong. L’homme qui coordonne désormais les activités des acteurs des différents projets dans le massif forestier Ngoyla-Mintom a été nommé en septembre 2014, par le ministre des forêts et de la faune.


lemassifforestierngoyla-mintom.org)/n


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