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Le président de la Conac publie « Lutte contre la corruption et restauration morale au Cameroun »

Le pasteur Dieudonné Massi Gams, président de la Commission nationale anti-corruption (Conac), vient de publier cet ouvrage de 160 pages aux éditions Clé

Il faut travailler sur la jeunesse, pense le président de la Conac dans son ouvrage de 160 pages, intitulé: «Lutte contre la corruption et restauration morale au Cameroun», présenté mercredi à Yaoundé. Selon lui, c’est à partir des jeunes d’aujourd’hui que l’Afrique aura demain ses dirigeants, législateurs, policiers, militaires, juristes, autorités traditionnelles et religieuses. .

Dans un contexte «où l’argent et les biens matériels, héritages d’un capitalisme sauvage, d’un enrichissement à tout prix et à tous les prix, tendent à être érigés en valeurs, lesquelles tendent aussi à supplanter celles morales», Dieudonné Massi Gams estime qu’il faut revoir l’éducation de cette jeunesse dans les familles sur l’importance du sacré et le sens du péché, selon l’Africain par rapport à la corruption.

Même s’il reconnaît que combattre ce fléau n’est pas aisé, l’auteur a défendu à l’université protestante de Yaoundé, l’idée que les armes de ce combat épique se trouvent dans le substrat socio-culturel de l’Afrique traditionnelle. Il sollicite le recours aux valeurs morales et spirituelles pour vaincre la corruption parce qu’il est convaincu que «la corruption naît dans l’esprit de l’homme».

La famille étant le premier cadre pour l’éducation des enfants, l’auteur interpelle les parents et les structures éducatives de relais, afin qu’elles contribuent à ce que le jeune homme ou la jeune fille acquièrent des moyens de savoir, savoir-faire et savoir-être en société.

Dieudonné Massi Gams souhaite qu’«à l’échelle nationale, nous disposions d’une véritable politique des loisirs au sein de notre jeunesse qui implique les administrations concernées. Nous pensons spécifiquement aux ministères en charge de la jeunesse, du tourisme, des loisirs, des arts, de la culture, des sports, de l’éducation de base, des enseignements secondaires, de l’enseignement supérieur. Les promoteurs culturels et sportifs, les responsables d’agences de tourisme devraient également être mis à contribution».

Le président de la Conac, Dieudonné Massi Gams
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