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Le programme de Protais Ayangma s’il est élu président du Gicam

Il l’a dévoilé ce jeudi, 05 mars au cours d’une rencontre avec les hommes de médias à Douala.

Pour un GICAM plus fort, plus moderne et plus influent, c’est autour de ce triptyque que Protais Ayangma, Directeur Général de Colina la Citoyenne Assurance, et candidat à la présidence du groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), invite tous les adhérents à voter « la liste du Gicam en mouvement ». Du mouvement, l’équipe de M Ayangma en promet largement, en cas de victoire lors de l’élection du nouveau président le 11 mars 2009 à Douala, comme le témoigne le long et ambitieux programme dévoilé pendant environ 3h, à la presse nationale, ce jeudi, 05 mars à l’hôtel Akwa Palace à Douala. Le programme se décline en quatre axes, avec plusieurs chantiers, soient onze au total. D’emblée, l’équipe a tenu à situer les uns et les autres sur les piliers fondateurs du groupement patronal, qui doit « favoriser l’exercice effectif de la solidarité et de la collégialité et soutenir les PME ». L’équipe du « Gicam en mouvement », entend à cet effet, rassembler l’ensemble des acteurs du secteur privé, moderniser la gestion du groupement, favoriser l’essor des PME/PMI. M. Ayangma relève que ce secteur est négligé au Cameroun, et indique que le Gicam a le devoir d’assister les petites et moyennes entreprises, en leur apportant le savoir faire nécessaire, et élaborer des stratégies afin qu’elles ne « subissent pas la pression fiscale ». L’équipe entend donc, uvrer dans ce sens, car, « il faut redonner à l’entreprise et à l’entrepreneur sa place. On doit être acteur et non plus spectateur de la vie économique du pays », affirme Protais Ayangma. Pour lui, il faut une meilleure participation des PME/PMI aux enjeux du Gicam et de l’économie nationale. C’est ainsi que l’équipe du « Gicam en mouvement », annonce plusieurs actions à mener dans cette optique en cas de victoire.

Il sera par exemple organisé des Etats généraux des PME/PMI, rencontre plurielle et multisectorielle qui va s’articuler autour du thème de la croissance et de l’accompagnement des PME-PMI. Celles-ci doivent bénéficier d’une véritable structuration, estime l’équipe qui se dit prête à mettre sur pied un système de parrainage des PME par les grandes entreprises. Les entreprises nouvelles ou en activité depuis au moins trois ans, seront admissibles à ce programme expérimental de 100 PME-PMI, qui seront chapeautées par 10 grandes entreprises. Dans le même ordre d’idée, l’équipe se propose de valoriser les entrepreneurs, notamment ceux qui innovent au sein de leur entreprise, en créant « un grand prix de l’innovation » qui sera remis au cours d’une grande nuit de l’entrepreneur. L’objectif avoué ici, est de susciter une émulation positive de la part des acteurs économiques, compte tenu du fait que l’innovation est le moteur de la croissance de toutes les entreprises, et partant, de toute l’économie moderne.


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Il faut revoir la gouvernance du Gicam, un audit stratégique demandé
Concernant la gestion du patronat, l’équipe pense qu’il faut renforcer le Gicam, et est prête à pratiquer une politique d’ouverture en direction du camp adverse. Au cas où nous sommes élus, il y aura la cooptation et l’intégration de quelques personnes de la liste concurrente dans les organes de gestion, affirmer le camp de M. Ayangma. Le panéliste Célestin Tawamba, n’a pas hésité à rappeler l’importance de débat et d’écoute, c’est même un devoir de le faire, tout comme il faut une collégialité dans la prise de décision, précise-t-il. Dans son programme, l’équipe insiste non seulement sur la limitation du mandat du président qui est une « exigence démocratique dans toute organisation associative », mais aussi sur le renforcement des pouvoirs des adhérents du groupement. Dans ce même sillage, il faudra absolument moderniser les textes du Gicam, veiller à la transparence et à la reddition des comptes, car, « C’est là, le triptyque qui gouverne notre ambition démocratique », clame le groupe du « Gicam en mouvement ». Le groupe note qu’il est nécessaire de revisiter les textes du Gicam, afin de les adapter à l’environnement actuel. En outre, il estime qu’il faut « un audit stratégique du Gicam ». Pourquoi ? A cette question, l’équipe a une réponse bien précise : « plus de 50 ans après sa création, le groupement doit opérer une rénovation de ses usages, méthodes, pratiques, et même de ses textes pour s’arrimer à son temps ». Cet audit devra alors situer la position actuelle du Gicam, en fixant dans le même temps, le rythme et le ton du nouveau cap. Par ailleurs, il est également question de mobiliser et d’optimiser l’expertise interne du Gicam. Et cela passe par la rénovation des cadres de travail en commission, la redéfinition du rôle et des missions du secrétariat exécutif, et la mise sur pied d’un comité d’audit qui sera composé des adhérents et membres du bureau. En dehors de ce comité d’audit qui devra surveiller l’exécution des missions du secrétariat exécutif. De même, le rapport financier du président sera transmis aux adhérents au plus tard, 15 jours avant l’assemblée générale. Protais Ayangma pense, « qu’il est temps que les adhérents se réapproprient leur mouvement. On ne doit pas seulement les solliciter lors des cotisations,. il faut un Gicam qui communique en direction notamment de ses adhérents, et aussi vers l’extérieur. Les adhérents doivent pouvoir évaluer, interpeller le commissaire aux comptes, le secrétaire exécutif, voire le président, sur leur gestion », martèle-t-il.

Création d’une université du Gicam
En matière de communication, l’équipe se propose de rénover les outils de communication, dont un relooking du site internet, pour plus d’attractivité et d’interactivité. D’où la priorité accordée à la création de « l’université du Gicam une fois par an ». Pendant une semaine, cette plate forme sera idéale pour les managers de se faire recycler sur divers modules de formation. Les travaux seront animés par des professeurs d’universités, des praticiens, et les patrons d’entreprises. L’équipe à Protais Ayangma indique aussi qu’il est important d’institutionnaliser un dialogue franc et permanent entre le secteur privé et le secteur public. Les pouvoirs publics doivent reconnaître d’une manière ou d’une autre, la richesse des entrepreneurs et reconnaître de ce fait, l’entreprise comme moteur de l’économie. La structuration de ce dialogue revient concrètement à définir un cadre, un format et un calendrier des rencontres institutionnelles. Pour les membres de la liste conduite par le candidat Ayangma, « le Gicam doit cesser d’être simplement une force de proposition, pour devenir une force d’action qui peut conduire des projets économiques ». En clair, le groupement inter patronal doit être davantage acteur et non simple spectateur de la vie économique du pays.


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Des résultats concrets attendus en cas de victoire
Si ce programme d’action est retenu au soir du 11 mars, Protais Ayangma et ses co-listiers (dont les identités sont tenues pour le moment secret, question de stratégie), déclarent qu’il faudra alors s’attendre à des résultats concrets et gagnant tels: la redynamisation de l’économie nationale, l’émergence d’une nouvelle génération de PME/PMI, une plus grande implication du Gicam dans les enjeux socio-économiques du pays, une véritable représentativité de l’ensemble du secteur privé, et d’autres avantages encore pour les membres. Et l’équipe de conclure : Il ne tient qu’aux adhérents, pour que ce programme devienne réalité ; c’est vous et vous seul qui décidez. On ne perd donc rien à attendre cette décision au soir du mercredi, 11 mars 2009 à Douala. D’ici là, le candidat Protais Ayangma poursuit son opération de charme auprès des adhérents.


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