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Le prolongement de la crise anglophone continue d’inquiéter les Etats-Unis

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Le secrétaire d’État américain adjoint aux Affaires africaines, Tibor Nagy, a exprimé jeudi les préoccupations de son pays au sujet de cette crise.

Les combats entre forces séparatistes et armée camerounaise sont désormais quasi quotidiens dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les combats incessants sont à l’origine d’un vaste mouvement de déplacement des populations dont un nombre important a trouvé refuge dans des brousses, exposé aux intempéries. D’autres, dont 351 000 déplacés internes et plus de 30 000 réfugiés au Nigeria, vivent dans une situation de précarité.

Les Etats-Unis continuent de s’inquiéter de la dégradation de la situation dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest. Le pays craint une montée du phénomène de la radicalisation dans la communauté anglophone. « La Crise anglophone s’accentue de jour en jour. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, nous craignons une radicalisation dans les régions anglophones qui pourrait accroître le soutien dont bénéficient les extrémistes« , a déclaré jeudi le secrétaire d’État américain adjoint aux Affaires africaines, Tibor Nagy, sur RFI.

Tibor Nagy réitère l’attachement de son pays à la mise en place d’un processus de dialogue au Cameroun pour une sortie de crise. « Les États-Unis appellent au dialogue entre les deux partis, afin de trouver un compromis, comme par exemple une certaine forme de décentralisation dans les zones anglophones. La Constitution du pays prévoit une certaine forme de décentralisation et un peu plus de contrôle local pour chacune de ses régions. Mais cette Constitution n’est pas entièrement mise en application », déclare-t-il.

De nombreux appels au dialogue ont été lancés depuis la remontée des violences le 01er octobre 2017, jour où les sécessionnistes ont proclamé symboliquement l’indépendance des régions anglophones. Si le gouvernement camerounais s’est jusqu’ici dit favorable à l’ouverture d’un dialogue, les initiatives prises jusqu’ici ne permettent pas d’entrevoir comment il pourrait être mené. D’un autre côté, le durcissement des oppositions des  partisans de la sécession ne favorise pas la concrétisation de quelques initiatives. C’est le cas à titre illustratif du projet de désarmement, mobilisation et réinsertion (DDR) annoncé en fin de semaine dernière par le chef de l’Etat. La nouvelle avait suscité une flambée de violences dans la région du Sud-Ouest.

Moins de vingt quatre heures après l’annonce de la création du Comité chargé d’implémenter lesdites opérations sur le terrain, de violents affrontements ont paralysé la circulation sur l’axe reliant Buea et Kumba les 1er et 2 décembre.

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