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Le Redhac n’a pas fait l’apologie du crime ni du terrorisme

Par Franklin Mowha, Président national du Frontline Fighters for Citizen’s Interest (FFCI)

En ma qualité de Président national de Frontline Fighters for Citizen’s Interest (FFCI), organisation citoyenne de défense des droits de l’homme et des libertés, je tiens à marquer mon étonnement, et à exprimer la surprise des membres du FFCI lorsque, à la faveur de la communication gouvernementale, le MINCOM s’en est pris, naguère, au REDHAC.

Le REDHAC n’a pas fait l’apologie du crime ni du terrorisme : il en a simplement appelé à «une guerre à visage humain». Ce qui, bien au contraire, ne revient en rien à jeter le discrédit sur nos forces armées auxquelles d’ailleurs nous nous associons, volontiers, au REDHAC pour rendre un vibrant hommage.

Ce que redoute le REDHAC, ce que peut craindre toute conscience ouverte, tant soit peu, au respect de la personne, des droits humains et des libertés, au moment où les morts se dénombrent par dizaines, par centaines, voire davantage, c’est que la guerre pourtant indiscutablement juste contre le terrorisme, ne dégénère en quelque injustifiable expédition punitive contre des populations qui ne demandent qu’à vivre en paix et en sécurité. Pour qu’on n’en arrive pas à de telles extrémités, il faudrait veiller, autant que possible, à constituer des prisonniers de guerre.

Plutôt que de s’en prendre à quelque bouc-émissaire, au risque de paraître justifier quelque mal gouvernance, le plus avisé aurait été, de la part du Mincom, de préconiser, sous forme d’appel à tous les acteurs de la vie publique sans acception d’aucune sorte, une union patriotique et sacrée autour de la défense des valeurs cardinales qui fondent notre République, valeurs au rang desquelles se comptent, indiscutablement, le respect de la personne humaine, des droits humains et des libertés.

Aucune argutie n’empêchera de voir, comme c’est évident à nos yeux à nous les professionnels de la défense des droits humains, que la Société civile a, de toute nécessité, son modeste et néanmoins fort important mot à dire sur la conduite des affaires publiques, par temps de crise et de guerre, comme c’est le cas à ce jour : il s’agit de susciter l’union sacrée, non pas derrière un homme ou un gouvernement, mais autour de valeurs communes qui fondent notre citoyenneté à tous, gouvernants et gouvernés.

C’est dans cet ordre d’idées que, me trouvant dans la posture de ceux qui ne peuvent se taire sans faillir à leur devoir, je ne puis qu’apporter mon soutien à une organisation dont le sérieux ne se dément nullement au fil du temps.

Franklin Mowha, Président national du FFCI, Détenu.S/C M. le Régisseur de la Prison centrale de Bafoussam


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