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Le SDF très préoccupé par les ministères en charge des questions éducatives au Cameroun

Par Jean Takougang, Shadow cabinet du Social democratic front (SDF)

Le SDF est très préoccupé par la dégradation des m urs et l’absence d’éthique que connaissent les ministères en charge des questions éducatives au Cameroun.

Mme Abéna, Secrétaire d’État au Ministère de l’Éducation est morte broyée par la prison qu’elle a faite pour détournement de deniers publics. Mme Haman Adama, Ministre de l’Éducation de Base, enfermée pour les mêmes motifs, a été libérée, applaudie et accueillie par les militants du RDPC et les pontes du régime comme si elle revenait des Jeux olympiques avec une médaille d’or pour le Cameroun, puis lancée dans la campagne du «Parti de la Rigueur et de la Moralisation» aux dernières élections, comme un modèle achevé d’éducation et de citoyen à la Jeunesse Camerounaise.

Ensuite, M. Bapès Bapès, Ministre des Enseignements Secondaires, a été arrêté, enfermé une nuit pour détournement et libéré sans explications. Aux dernières nouvelles, nous apprenons qu’il a déjà remboursé 35 000 000 sur le milliard qu’on lui réclame, ce qui prouve que sa culpabilité est définitivement établie. Personne ne peut rembourser ce qu’il n’a pas pris. Mais ce qui nous éc ure, c’est qu’il continue d’occuper son poste de Ministre des Enseignements secondaire comme si de rien n’était. Ceci constitue un acte de provocation, de défi et d’offense suprême vis-à-vis d’un peuple à bout de patience.

Comment peut-il avoir conservé ce poste où il a volé au risque de puiser dans les mêmes caisses pour rembourser? Au surplus, tout se passe dans une opacité qui laisse la porte ouverte à toutes sortes d’interprétations. La boucle de l’étagement des niveaux scolaires dans notre pays a été bouclée par le scandale de l’IRIC. Quelle Education voulons-nous donner à nos enfants quand des responsables d’une telle moralité dirigent notre système éducatif ? Chaque Dieu ne crée-t-il pas à son image et à sa ressemblance ?

Le SDF exige que les Camerounais soient éclairés sur le cas du Ministre Bapès Bapès et que pour des raisons de morale et d’éthique politique, il soit relevé de son poste et traité de la même manière que les autres directeurs et hauts cadres du MINESEC qui croupissent en prison pour les mêmes affaires de détournements de deniers publics.

Par ailleurs, le scandale de l’IRIC a complètement éclipsé les incidents malheureux et regrettables qui ont lieu au Lycée de Koabang et qui ont causé près de 80 blessés, même si on nous annonce, la main sur le c ur, qu’il n’y a pas eu de morts. Le SDF, après ses propres enquêtes, est convaincu que ces incidents ont été causés par des rackets multiformes qui ont impunément cours dans les établissements scolaires.
Le SDF rappelle que les établissements scolaires sont des centres d’éducation et des centres commerciaux et exige que cessent une fois pour toutes ces commerces interlopes qui s’y sont établis: tenues, écussons, carnets, APE obligatoires et exorbitantes, non respect des montants des contributions exigibles tels que fixés par les textes en vigueur, etc.

Par ailleurs, le SDF demande l’ouverture d’un débat national sur l’équilibre régional pour son évaluation après 60 ans et pour décider consensuellement du destin d’une politique qui sacrifie la méritocratie, l’Unité et l’Intégration Nationales sur l’autel de la dislocation et le partage arbitraires de notre pays comme s’il s’agissait d’un simple gâteau.

En attendant, il exige que les résultats des concours soient présentés par régions afin que chacun puisse s’assurer par lui-même que les quotas ont été respectés, car malgré tout le bruit fait autour du concours de l’IRIC, les résultats définitifs montrent que l’équilibre régional n’a pas toujours été respecté et que certaines régions s’en sont taillé la part du lion.

Jean Takougang
DR)/n


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