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Le Secrétaire général de la Fecafoot en eaux troubles

Le passeport de Tombi à Roko Sidiki a été retiré lundi alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Guinée Equatoriale pour assister à la CAN

Est-ce la descente aux enfers pour Tombi à Roko Sidiki ou une intimidation pour l’obliger à renoncer à se présenter à l’élection du président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) ? L’actuel secrétaire général de l’instance faîtière du football national a vu son passeport retiré lundi, à l’aéroport international de Douala, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol en direction de la Guinée Equatoriale, où se déroule la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN).

Le passeport du SG de la Fecafoot a été retiré sur ordre du procureur de la République pour voir clair, selon les médias locaux, dans la gestion de la troisième phase du projet Goal (un projet de la Fifa) au Cameroun. Il serait également reproché au SG le double emploi des fonds utilisés pour l’acquisition du terrain devant abriter l’immeuble siège de la Fecafoot.

Cette interdiction de sortie du territoire intervient près d’un mois avant l’élection du président de la Fecafoot, prévue le 25 février 2015. Initialement programmée pour le 29 novembre 2014, l’élection à la présidence de la Fecafoot avait été reportée en raison de dissensions sur la validation d’une unique candidature, celle de l’actuel secrétaire général de l’instance, Tombi à Roko Sidiki. Craignant des débordements, une mission gouvernementale s’était rendue à Genève pour rencontrer le président de la FIFA, en vue d’obtenir le report.

Les autres candidats recalés, à qui il a été accordé un nouveau délai pour compléter les dossiers (le 12 février), ne se sont pas encore accordés sur leur participation. Il s’agit de Joseph-Antoine Bell, Brigitte Mebande, Robert Penne, Atah Robert Bahazah et Jules Frédéric Nyongha.

En poste depuis le 28 juillet 2009, Tombi à Roko, a été maintenu malgré le départ au forceps de l’ex-président de la Fecafoot, Iya Mohammed, aujourd’hui détenu pour malversations financières à la Société de développement du coton (Sodecoton), dont il était cumulativement le directeur général.

Tombi à Roko a continué sa mission avec le Comité de normalisation mis en place par la FIFA pour gérer la période transitoire, actualiser les textes organiques et organiser des élections au niveau fédéral. Son appartenance au Comité de normalisation a régulièrement été soulevée par ses adversaires pour demander l’invalidation de sa candidature à la présidence de la Fecafoot, sans succès. La Fifa l’a autorisé à être candidat le 25 février prochain. On attend la suite des événements et la probable réaction de la FIFA qui pourrait de nouveau menacer le gouvernement camerounais pour cette «immixtion» dans les affaires de la Fecafoot.

Tombi à Roko Sidiki est favori pour l’élection à la présidence de la Fecafoot

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