International › APA

Le tatouage au henné, une marque de beauté des Tchadiennes

Le tatouage au henné rencontre beaucoup de succès auprès des Tchadiennes qui, dans leur désir de rester belles et de ne pas passer inaperçues, rivalisent d’imagination pour enjoliver leur corps. Ainsi, il est courant de voir dans les rues de N’Djamena ou dans les cérémonies familiales, des femmes arborant fièrement de belles arabesques aux avant-bras, à la paume des mains, aux doigts des mains et des pieds ainsi qu’aux tibias.Appelé «rassim» en arabe tchadien, le tatouage au henné se pratique grâce à un mélange de divers produits locaux comme le « Sibkha » et le «Malahabiyé». Une fois malaxés avec de l’eau, ces produits sont relevés avec du henné qui donne le colorant noir au tatouage. Pour les femmes plus aisées, la beauté des arabesques que permet le tatouage s’apprécie réellement quand on se pare ensuite de bijoux de valeur.

En fan du tatouage, Amsatou  ne s’en cache pas et le crie à haute voix. « J’aime les rassim. C’est très beau et ça rend la femme encore plus belle (…) il faut absolument faire le henné », s’extasie la jeune femme, sous l’œil approbateur de Mariam dont on ne peut s’empêcher de remarquer ses pieds admirablement noircis par le henné.

Pour sa part, Mariam explique dans un sourire s’est permis ce tatouage pour signifier aux initiés qu’elle est dans les liens du mariage. En effet, traditionnellement,  les femmes mariées mettaient, en plus de leurs pieds, du henné sur leurs mains, pour se distinguer de la jeune fille célibataire.

Ces conventions ne sont plus de mise de nos jours, relève Souraya, tenancière d’un salon de beauté spécialisé dans le tatouage au henné. «Toutes les filles appliquent le henné, même celles qui ne sont pas mariées», soutient-elle, relevant cependant que beaucoup de jeunes filles non encore mariées préfèrent le tatouage des mains à celui des pieds.

Si plusieurs Tchadiennes ont fait comme Souraya en ouvrant des salons de beauté où l’on peut s’y faire dessiner des arabesques sur le corps, d’autres, expertes en la matière, officient chez elles. Pour que nul n’en ignore, elles mettent juste à la porte de leur maison une plaque renseignant  sur leurs activités.

Aujourd’hui, l’engouement pour le tatouage est tel que les prix pratiqués dans les salons de beauté ou les officines à domicile ont considérablement grimpé. Le plus petit des dessins peut se faire autour de 5 000 FCFA, confie Zenaba, ajoutant qu’il arrive que certaines de ses clientes qui sollicitent ses services la rétribuent grassement. Plus que le tarif normal…



À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Retour en haut
error: Contenu protégé