› International

Le Tchadien Moussa Faki Mahamat Ă  la tĂŞte de la commission de l’UA

Moussa Faki Mahamat a été élu, lundi, au septième et dernier tour de scrutin avec plus de deux tiers des voix, en battant la Kényane Amina Mohamed

Le chef de la diplomatie tchadienne Moussa Faki Mahamat, 56 ans, a Ă©tĂ© Ă©lu Ă  la tĂŞte de la Commission de l’Union africaine dont le 28e sommet s’est ouvert lundi, 30 janvier Ă  Addis-Abeba. Il succède Ă  la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma. Moussa Faki Mahamat a Ă©tĂ© Ă©lu au septième et dernier tour de scrutin avec plus de deux tiers des voix, en battant la KĂ©nyane Amina Mohamed. La vice-prĂ©sidence de la Commission a Ă©tĂ© attribuĂ©e au candidat du Ghana.

Il a fallu sept tours pour connaĂ®tre le vainqueur. La surprise est d’abord venue de la ministre kĂ©nyane des Affaires Ă©trangères, Amina Mohamed, qui a virĂ© en tĂŞte avec une toute petite avance sur le ministre tchadien Moussa Faki Mahamat. Au bout de trois tours, les trois autres candidats ont dĂ» se retirer, ce qui Ă©videmment a reprĂ©sentĂ© une vraie dĂ©convenue pour le professeur Abdoulaye Bathily, le candidat du SĂ©nĂ©gal qui, visiblement, n’a pas rĂ©ussi Ă  faire le plein des voix au sein de la CĂ©dĂ©ao, la sous-rĂ©gion Afrique de l’Ouest.

A partir du 4e tour de scrutin, la course s’est transformĂ©e en un duel Kenya-Tchad. C’est lĂ  que le Tchadien Moussa Faki a pris l’avantage. Il a bĂ©nĂ©ficiĂ© du soutien de plusieurs pays sahĂ©liens, de tous les pays d’Afrique du Nord et de plusieurs pays d’Afrique australe, notamment l’Angola et le Mozambique.

C’est une victoire pour Idriss DĂ©by qui a fait une campagne discrète, mais mĂ©thodique en faveur de son poulain. C’est une victoire pour la diplomatie tchadienne, mais plus encore pour l’armĂ©e tchadienne qui depuis cinq ans a payĂ© le prix du sang en Afrique pour dĂ©fendre le Mali, le Niger, le Nigeria, le Cameroun contre les terroristes d’al-QaĂŻda et de Boko Haram. C’est enfin une victoire pour la francophonie puisque la prĂ©sidente sortante, madame Dlamini-Zuma, ne parlait pas un mot de français.


Pour Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires Ă©trangères, c’est «un bon choix», car l’homme a «une bonne connaissance des dĂ©fis et des enjeux auxquels l’Afrique est confrontĂ©e en ce moment», et «les compĂ©tences pour faire avancer l’agenda panafricain». Et de tĂ©moigner la «reconnaissance pour le sang tchadien qui a Ă©tĂ© versĂ© sur le sol malien pour permettre la rĂ©unification de notre pays. Le Tchad s’est aussi impliquĂ© dans beaucoup de foyers de tensions dans la rĂ©gion.»

Moussa Faki Mahamat
Droits réservés)/n

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

Ă€ LA UNE
Retour en haut