Politique › Institutionnel

Législatives et Municipales 2013: La colère grogne dans le RDPC

Dans plusieurs villes du pays, on annonce des manifestations étouffées à l’encontre cette fois des militants du RDPC au pouvoir

L’ambiance qui suit le dépôt des candidatures en vue des élections législatives et municipales du 30 septembre 2013 au Cameroun devient de plus en plus explosive au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais au pouvoir et présidé par le président Paul Biya constate-t-on à la lecture des différents médias qui traitent de l’affaire. Dans la ville de Douala la capitale économique du pays, plusieurs sources médiatiques ont confirmé l’étouffement d’une grogne dans la circonscription de Douala 3, où de nombreux militant de la base ont voulu se réunir pour manifester leurs contradictions. Officiellement, les autorités sont intervenues parce que les manifestants n’avaient pas d’autorisation de rencontre. Ce que ces militants ont trouvé «ridicule». «Nous nous réunissons ici tout le temps depuis 11 ans s’est exprimé l’un d’eux. A Mbalmayo à 280 kilomètre de Douala, une scène analogue a été signalée. Lundi 23 juillet, le sous-préfet interrompe une manifestation pacifique des militants du parti au pouvoir. Réunis derrière le stade municipal de la ville, Ils envisageaient de marcher jusqu’à la préfecture, pour dénoncer la marginalisation de certaines ethnies du département dans le processus des investitures pour le compte des élections à venir. «Ils y a 11 ans déjà que le maire actuel est en poste. Jusqu’ici, son bilan est nul. Nous avons constitué une liste concurrente à la sienne. Mais elle a été rejetée sans motif. Lorsque nous nous sommes plaints, à la commission régionale, on nous a demandés d’envoyer cinq noms pour compléter la liste du maire sortant qui proclame haut et fort que son mandat dépend de la hiérarchie du parti et non de la base», a déclaré un des militants protestataires cité par le quotidien Mutations.

Loin de simplement préjudicier la démocratie dans le pays, la situation des investitures au sein du parti qui domine la scène politique camerounaise est perçu comme le début de l’implosion qu’on lui a toujours produit. Au niveau de la hiérarchie du parti, le malaise est évident et personne ne commente la situation. Selon des sources introduite, même le journal du parti (L’Action) s’est vu interdire la publication des listes des présélectionnées. «Il ne faut surtout pas alimenter la ranc ur», a expliqué un membre du RDPC sous le couvert de la discrétion. Autre indice de ce que la situation échappe au contrôle de la hiérarchie du parti, les positions défendues par ses membres dans les médias. Si le professeur Dieudonné Oyono trouve que l’investiture tel qu’elle a été menée permettra au parti de résoudre les problèmes de corruption qui entachait les primaires tout autant que les défis en terme de capacité à assumer la représentation populaire. Pour Atangana Manda, lui aussi militant déclaré du RDPC la situation n’est pas enviable car pour lui chaque fois qu’il y a choix, cela entraine des douleurs pour la famille politique. ELECAM rendra publique ses listes dès le 1er Août, jour où débutera certainement un gros contentieux électoral.

Photo d’illustration
cameroononline.org)/n
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