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Législatives et Municipales 2013: Le SDF d’office minoritaire

Des responsables du parti cité par la presse ont fait savoir qu’il participait à cette élection pour 63 postes de députés et 117 communes

Il est aujourd’hui évident que même si le RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais) au pouvoir depuis 30 ans au Cameroun ne triche par lors des prochaines législatives et municipales, il part largement favoris sur son principal challenger, le Social Democratic Front ( SDF). Le weekend du 23 au 25, s’est tenu à Bamenda une réunion du National Executive Comitee l’organe centrale de prise de décision du parti de John Frun Ndi. Au menu de la rencontre, des scènes devenus récurrente, la critique sans réserve du système RDPC corrompu et tricheur. «Le cas de Tiko est flagrant. Comment peut-on fabriquer une liste pour le Rdpc ici alors que ce parti n’a pas déposé de liste pour les municipales à l’antenne communale d’Elecam Tiko? C’est inacceptable», s’enflamme Pr Paul Nkwi Nchoji, ministre de la Jeunesse et des affaires sociales du shadow cabinet du Sdf selon des propos rapportés par le journal le Messager. «Lorsque nos conseils ont présenté leur rapport sur les contentieux qui ont eu lieu cette semaine (la semaine dernière, Ndlr) à la Cour suprême, nous étions tous scandalisés parce que nous ne croyions plus que le Cameroun mérite ce genre de justice kangourou et travestie. La justice avait un penchant pour le Rdpc surtout sur la notion de la ‘composante sociologique’, une notion qui a fait la jurisprudence en 2007 et qui est revenue cette fois-ci. Environ 25 de nos recours en réhabilitation de nos listes aux municipales et 20 sièges à la députation ont été rejetés par la Cour suprême» a déclaré pour sa part Béatrice Annembon Munjo, secrétaire à la communication de ce parti

Il reste difficile de dédouaner le RDPC qui est au bord d’une crise interne avec de nombreuses protestations sur le déroulement des investitures. Le parti au pouvoir se voir aussi reproché d’avoir bénéficié des légèretés d’Elections Cameroon dont les dirigeants se montre conciliants lorsqu’ils traitent ses dossiers. Le conseil Electoral d’ELECAM se refuse par exemple d’expliquer comment il a pu examiner 23 000 dossiers en 6 jours. Un exercice au cours duquel presque toutes les listes du parti au pouvoir ont été retenu et seulement 85% de celle de l’opposition. Mais même sans le rejet d’Elecam, le SDF n’aurait pu avoir que 20 place de plus dans la course aux députations. « Si je prends par exemple la partie septentrionale du pays où nous ne sommes pas représentés à plusieurs points, il y a un problème de mobilisation des ressources humaines. À un moment donné, le parti est disposé à aider pour pouvoir présenter des candidatures mais quand l’engouement de ressources humaines manque vous ne pouvez certainement pas passer», précise Paul Haman sénateur Sdf de l’Adamaoua qui a été voté par des élus RDPC. 360 places de maires et 180 places de députés sont en jeu pour les prochaines élections et pour de nombreux observateurs, il faut se mettre à l’évidence que le leader de l’opposition camerounaise ne fait pas le poids pour cette importante échéance de la désignation des dirigeants locaux.

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