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Législatives et Municipales 2013: Oublions les problèmes, battons campagne

Les partis ont 15 jours pour convaincre les électeurs et les décider à voter pour eux. Les tergiversations du début semblent laisser place à l’engouement général

Il semble aujourd’hui loin, le moment où les partis politiques notamment de l’opposition se montraient critiques à l’endroit du processus électoral dans le cadre des élections locales qui auront lieu le 30 septembre 2013 au Cameroun. Un coup d’envoi qui a aussi coïncidé avec le déblocage par le ministère de l’Administration territoriale des fonds pour la campagne électorale. Au total, 1,7 milliards de FCFA pour l’ensemble des candidats. Du coup, dans presque tout le pays, les partis sont en campagne électorale, depuis le 15 septembre dernier. Le RDPC au pouvoir depuis 30 ans est resté fidèle à lui-même. Même pour les élections locales, ses membres responsables du gouvernement ont fait le déplacement vers la base, pour assister au lancement des hostilités. On aura vu plusieurs ministres descendre dans les régions du centre, de l’ouest, du littoral. Dans les administrations plusieurs responsables ont eux aussi été mis en mission pour soutenir les candidats du RDPC, une chose contraire à la loi mais qui ne semble gêner personne finalement.

Les déclarations ont été fortes. «Nous avons 15 jours pour convaincre les électeurs», a-t-il rappelé, invitant les militants à tourner la page des investitures «pour ouvrir une autre, celle de l’avenir de notre pays.» Appelant à l’union sacrée, Laurent Esso aura cette phrase qui a fait son effet: «un candidat appartient à une liste, mais une liste n’appartient pas à un candidat,» a déclaré Laurent Esso le ministre de la justice dans le littoral. «C’est le moment de concrétiser ce qu’on a semé pour attendre une bonne récolte» a déclaré pour sa part Alhadji Abo le milliardaire de l’Adamaoua qui patronne les élections dans cette partie du pays. Parmi les interventions les plus surprenantes, celle de Niat Njifenji, le président du Senat, deuxième personnalité de l’Etat. «Nous allons aux élections du 30 septembre 2013 pour le double enjeu de remporter les 25 sièges de députés à l’Assemblée nationale pour les neuf circonscriptions électorales et les 1 216 conseillers municipaux pour les 40 communes que compte la région de l’Ouest», a déclaré M. Njifenji. Il y a aussi d’autres partis en campagne. C’est une marée jaune qui a accompagné Kah Wallah du CPP à Douala dans le Wouri III. A Yaoundé les représentant du MRC de Maurice Kamto était aussi en course, avec les écharpes de leur parti. Dans le nord, le MDR de Dakole Daissala sans surprise a lancé sa campagne dans la localité de Doukoula, imité par l’ADD de Garga Hama adji dans la ville de Maroua. Pour sa part, l’UNDP de Bello Bouba fait du porte à porte à Batouri.


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