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Législatives/municipales : les appels au boycott inquiètent le gouvernement

Paul Atanga Nji, le ministre de l'Administration territoriale

Le ministre de l’Administration territoriale a fustigé « un comportement anti-constitutionnel et anti-républicain » C’était lors de l’ouverture de la conférence semestrielle des gouverneurs, qui se tient exceptionnellement en ce mois de janvier à Yaoundé.

Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale, a tenu à répondre à ceux  « qui ne représentent même pas 0.0075% de l’électorat national » et « qui prônent le boycott des élections ».

« Boycotter une élection, c’est lutter contre le développement ; prêcher le boycott des élections, c’est afficher un comportement anti-constitutionnel et anti-républicain », a-t-il lancé ce 13 janvier à Yaoundé.

Il s’exprimait ainsi lors de son discours d’ouverture de la conférence semestrielle des gouverneurs de région du Cameroun. Rencontre convoquée en vue de « faire le point des mesures prises ou envisagées en vue de permettre un encadrement sécuritaire optimal du double scrutin législatif et municipal du 09 février prochain ».

Le ministre de l’Administration territoriale du Cameroun, en sa qualité « en sa qualité d’agent du Gouvernement dans tout le processus électoral »,  fustige les appels au boycott qui se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux.

Il lance : « ce qui est inacceptable et intolérable, c’est de dire par exemple que ‘je n’irai pas aux élections et je ferai tout pour empêcher les autres Camerounais d’exercer leur droit de vote le jour de scrutin’ ».

Avant de menacer : « Face à de tels comportements rétrogrades et obscurantistes, les muscles de l’Etat se mettront en branle et toute velléité de désordre venant de quiconque, indépendamment de son statut social, sera traitée avec fermeté et conformément aux lois de la République ».

Les contre appels au boycott se multiplient par ailleurs. Des officines soupçonnées d’être entretenues par le pouvoir publient des visuels appelant à aller aux urnes le 09 février.

Dans une de ces publications, l’on peut voir Maurice Kamto, président du Mrc appeler au vote. Celui-là même qui a retiré son parti de la course et a demandé aux Camerounais de ne pas prendre part au scrutin.



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