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L’engagement sous-régional contre Boko-Haram se discute à Niamey

Ce mardi s’ouvre à Niamey, au Niger, un sommet international consacré à la lutte contre Boko Haram. 13 pays africains y participent

Ce mardi s’ouvre à Niamey, au Niger, un sommet international consacré à la lutte contre Boko Haram. Des représentants de 13 pays africains y participent car la secte islamiste, basée au Nigeria, est aujourd’hui un problème régional. Ses militants menacent la sécurité des pays voisins et provoquent la fuite de milliers de personnes.

Deux réunions simultanées se tiendront à Niamey. D’une part, celle qui regroupera les ministres des Affaires étrangères de la Défense du bassin du Lac Tchad et, d’autre part, celle qui regroupera dans les locaux de l’état-major des forces armées nigériennes tous les chefs d’état-major des armées des pays du bassin du Lac Tchad.

Pour les pays partenaires, comme les Etats-Unis et l’Union européenne, il s’agit, entre autres, d’analyser, en compagnie des pays membres du bassin du Lac Tchad, les dernières situations sécuritaires de la zone sous influence de Boko Haram. Ensemble, ils étudieront les mesures concrètes pour la coordination des actions actuellement en cours.

Ce n’est un secret pour personne, ces dernières semaines, la situation sécuritaire s’est beaucoup dégradée. Boko Haram a pris le dessus sur les forces régulières du Nigeria. Deux localités comme Malam Fatori, Damasak et tout récemment Bagas sont tombées une à une entre les mains de la secte islamiste.

Quant au Niger dont les forces font face depuis quelques temps aux errements de Boko Haram sur sa frontière, le dispositif sécuritaire a été renforcé et un détachement aérien a même été envoyé dans la région de Diffa pour parer à toute éventualité. En dehors de quelques escarmouches, Boko Haram n’a, jusque là, pas osé s’attaquer aux forces armées nigérienne qui se maintiennent sur le qui-vive.

« L’opération Boko Haram mobilise plusieurs centaines de personnes : il va falloir donner plus de consistance aux effectifs ; il faut une force plus nombreuse et qui soit en état de se déployer et d’être véritablement opérationnelle. Il faut que le Nigeria (y) contribue à un niveau supérieur. il faut que le Nigeria nous aide », plaide Mohamed Bazoum, ministre des Affaires étrangères du Niger.

Les présidents du Nigeria Goodluck Jonathan (g), du Tchad Idriss Deby (c) et du Niger Mahamadou Issoufou assistent au sommet régional de Niamey, le 7 octobre 2014
AFP / Hama Boureima)/n



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