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Cameroun : l’enseigne Carrefour va bientĂŽt ouvrir Ă  Douala

Une vue du supermarché Carrefour à Abidjan, CÎte d'Ivoire. (C) Droits réservés

L’entreprise annonce que sa prĂ©sence va gĂ©nĂ©rer 350 emplois directs et indirects.

L’ambassadeur de France au Cameroun a annoncĂ© ce 10 octobre 2017, l’ouverture imminente d’un supermarchĂ© de l’enseigne Carrefour dans la ville de Douala. Ce sera le premier du groupe français, annoncĂ© au Cameroun depuis le mois d’avril dernier.

«BientĂŽt l’ouverture du Carrefour Market de Bonamoussadi, Ă  Douala. Attendus, 350 emplois directs et la valorisation des filiĂšres agricoles», a annoncĂ© le diplomate français, avec des photos prĂ©sentant des travaux en cours sur un vaste chantier. AprĂšs Douala, Carrefour devrait s’attaquer Ă  la ville de YaoundĂ© oĂč il est prĂ©vu d’investir prĂšs de 30 milliards de francs CFA dans la construction d’un centre commercial ultramoderne.

Selon le site Investir au Cameroun, les travaux seront rĂ©alisĂ©s par la SociĂ©tĂ© de gestion immobiliĂšre du Cameroun (Sogimcam) et livrĂ©s au premier trimestre 2019. L’entreprise Cfao Retail, associĂ©e de l’enseigne Carrefour dans son dĂ©ploiement en Afrique centrale et de l’Ouest, et le gouvernement camerounais, ont d’ailleurs procĂ©dĂ© en avril, Ă  la signature d’un contrat de bail de longue durĂ©e, sur une superficie de 3,5 hectares.

Il est à noter que l’arrivĂ©e de Carrefour au Cameroun a toujours Ă©tĂ© fortement critiquĂ©e par les acteurs de la sociĂ©tĂ© civile, notamment par l’Association citoyenne de dĂ©fense des intĂ©rĂȘts collectifs (Acdic). Dans un rapport publiĂ© sur son site internet, l’Acdic a, par exemple, rĂ©vĂ©lĂ© que moins de 2% des produits locaux Ă©taient vendus dans le supermarchĂ© Carrefour d’Abidjan.


Si c’était le cas au Cameroun, cette association prĂ©vient que cela entraĂźnerait la perte de milliers d’emplois dans la production, la transformation et la distribution des produits locaux. « Les boutiquiers du quartier et autres petits mĂ©tiers, Ă  terme, sont appelĂ©s Ă  disparaĂźtre », peut-on lire en conclusion de ce rapport.

L’activiste JosĂ© BovĂ© pour sa part, pense que les seuls bĂ©nĂ©ficiaires du programme d’extension de Carrefour sont ses actionnaires. « Loin d’offrir l’opulence aux consommateurs, Carrefour rapporte des profits Ă  ses actionnaires. Et, pour y arriver, il n’y a pas d’autres solutions que de presser les paysans comme des citrons et de vendre chers aux clients« , affirme-t-il.

Des critiques qui ne semblent pas freiner les ambitions des investisseurs français qui, dans le cadre de leur programme d’expansion en Afrique, ont prĂ©vu d’investir environ 309 milliards de francs CFA dans la construction de 20 centres commerciaux au Cameroun, au Gabon, en RDC, au SĂ©nĂ©gal, au NigĂ©ria, au Ghana et en CĂŽte d’Ivoire.

 

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