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Les 27 otages libérés sont arrivés à Yaoundé

L’épouse d’Amadou Ali, les 10 otages chinois du chantier de Waza-Dabanga, et 16 autres Camerounais enlevés à Kolofata le 27 juillet dernier, sont arrivés à Nsimalen à 10h ce samedi

Les 27 otages enlevés, à l’Extrême-Nord du Cameroun, respectivement à Waza le 16 mai et Kolofata le 27 juillet, sont arrivés ce samedi, 11 octobre 2014 à 10h à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen, en provenance de Maroua. Amadou Ali, le vice-Premier ministre en charge des relations avec les Assemblées, dont l’épouse avait été enlevée a pu lancer un « ça va? » à cette dernière. Les 27 otages sont arrivés dans un vol militaire en compagnie du secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, pour la mise en scène du prestige étatique qu’on observe à chaque libération d’otages au Cameroun.

La libération des otages avait déjà été annoncée jeudi par les médias nigérians, même si un communiqué lu ce 11 octobre en matinée sur la radio publique nationale, et signé de Paul Biya, indiquait pour sa part que la libération a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi.

Aucune information n’a été fournie dans ledit communiqué sur les conditions de libération de ces otages. Le site nigérian, Saharareporters, qui a eu l’exclusivité d’annoncer la libération de ces otages le 09 octobre a indiqué qu’il y aurait eu paiement d’une rançon.

Le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord accueillant l’épouse d’Amadou Ali le 11 octobre à Maroua
L’Oeil du Sahel)/n

Deux enlèvements différents
Dans la nuit du 16 au 17 mai dernier, des hommes armés avaient attaqué un campement d’ouvriers chinois à Waza, où se trouve un parc naturel connu pour la richesse de sa faune, avant de tuer un militaire camerounais et d’enlever dix Chinois.

Les autorités camerounaises avaient attribué le rapt au groupe islamiste nigérian Boko Haram, mouvement qui mène une insurrection dans le nord du Nigeria voisin depuis 2009.

Le 27 juillet, deux attaques simultanées, également attribuées à Boko Haram, avaient visé la résidence locale du vice-Premier ministre chargé des relations avec le Parlement, Amadou Ali, dont l’épouse avait été enlevée, et le Palais du Sultan de Kolofata, Seiny Boukar Lamine, qui avait lui aussi été kidnappé avec son épouse et leurs cinq enfants. Au moins 15 personnes avaient été tuées lors de ces attaques.

Les otages chinois libérés
L’Oeil du Sahel)/n


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