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Les affaires et la politique dans les colonnes de la presse camerounaise

Les contenus des journaux parus jeudi font la part belle aux sujets liés à la mal-gouvernance, aux tourments à la fédération nationale de football, et à la politique

Avec pour titre : «L’Epervier plane sur Ama Tutu Muna», le quotidien à capitaux privés Mutations révèle qu’une équipe d’inspecteurs d’Etat, sur instructions du chef de l’Etat Paul Biya, séjourne depuis lundi au ministère des Arts et de la Culture (Minac) où le management de celle qui en était la patronne jusqu’au 2 octobre dernier est fortement remis en cause.

Au c ur de l’enquête, la gestion du compte d’affectation spéciale pour le soutien de la politique culturelle, créé en décembre 2001 et qui a notamment vocation à encourager l’excellence dans la création, la production et la diffusion des uvres de l’esprit, encourager la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel national.

Ce compte, étaye le journal, doté d’un milliard de FCFA pour l’exercice 2011, est entièrement consommé et présente un solde débiteur à la paierie générale du Trésor et d’importants décaissements, de plus de 1,096 milliard FCFA, y ont été opérés par l’agent comptable du Minac.

Un autre ancien gestionnaire sur la sellette, c’est l’ex-trésorier payeur général de Yaoundé, Emmanuel Mbia Enguene, aux arrêtes depuis le 15 février 2013 pour un détournement présumé d’environ 6 milliards FCFA dans le cadre du règlement des émoluments dus aux magistrats militaires. Seulement voilà, cette scabreuse affaire constitue aujourd’hui un véritable «casse-tête» et un «dilemme» pour le Tribunal criminel spécial (TCS), appelé à se prononcer sur un dossier alors que les principaux accusés n’ont jamais été cités dans une quelconque ordonnance de renvoi.

L’imbroglio se fait d’autant plus cruel que les avocats de la défense exigent que les militaires impliqués, c’est-à-dire des magistrats en fonction, soient présentés à la barre. Au rang des illustrations criardes de mal-gouvernance, Le Quotidien de l’Economie (LQE) recense de son côté les ratés du programme phare de logements sociaux dans la capitale, Yaoundé : murs penchés, retards dans l’exécution du chantier, délits d’initiés et, last but not least, le paiement au compte-gouttes des prestataires.

Actuellement réalisé à 50% le site du quartier Olembe, réalisé à 50% des logements attendus, sera livré en mars 2016, informe néanmoins le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune. En sport les colonnes de LQE rendent compte de l’annulation, la veille par le ministre des Sports, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, d’une sentence de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du pays (CNOSC) qui avait prononcé la caducité du processus électoral de la Fécafoot.

«Bidoung Mkpatt légitime Tombi à Roko», renchérit Mutations pour qui le membre du gouvernement, en adoubant à sa manière l’élection du nouveau président fédéral, a estimé que la CCA «n’est pas compétente pour se prononcer sur un cas afférent à la légalité républicaine». «Bidoung Mkpatt maintient Tombi à Roko», acquiesce Le Jour pour qui l’acte ministériel est de nature à pousser les belligérants au consensus.

Tombi à Roko peut d’autant plus se sentir renforcé dans sa légitimité, appuient en ch ur Emergence et Cameroon Tribune, que la CCA «a outrepassé ses compétences en violation des règles de compétence, qui du reste sont d’ordre public». Abordant l’actualité politique, le 2ème journal cité évoque un «succès total pour le Cameroun» s’agissant de la participation du pays à la 38ème conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) ayant pris fin la veille dans la capitale française, Paris.

Et, alors que le président Paul Biya a plaidé dans son intervention pour une solution globale contre le terrorisme, un compatriote, Ebénézer Njoh Mouelle, a de son côté été élu pour un mandat de 4 ans au sein du conseil exécutif de l’organisme onusien. Loin de ces relents enjoués, le bihebdomadaire La Météo s’en prend violemment à la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, accusée d’avoir fait épingler un badge d’identification, «comme à un vulgaire accompagnateur», au chef de l’Etat camerounais lors de cette conférence.

«Imagine-t-on François Hollande (France), Barak Obama (Etats-Unis) ou encore Angela Merkel (Allemagne) confrontés à ce type d’exigences protocolaires ?» s’emporte la publication qui exige d’Irina Bokova pas seulement des explications, mais surtout excuses en règle face à ce comportement condescendant.


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