Les aventures de Faka Bilumba N°38, la chronique de François Zo’omevele Effa

« Mon v u, pour cette année 2011, est que les Camerounais arrêtent de m’envoyer des motions de soutien bidon pour que je me représente à la présidence »

« Va-t-en, chétif insecte ! » Va-t-en ! «Excrément de la terre » !
Je ne suis certes pas aussi habile que La Fontaine,
Je ne suis que Sarko, un Sarko rempli de haine,
Haine pour toi, Gbagbo, haine pour ta réticence !
En fait, tu me fais peur, oui, tu nous fais peur,
Tu déclenches une révolution culturelle africaine,
Et voilà, l’Afrique par toi est entrée dans mon Histoire. »

« Bonne année, l’ami Sarko ! Tu me grilles la politesse, dans cette chronique, c’est moi, Faka Bilumba, qui a toujours le premier et le dernier mot. Donc, bonne année quand même, même si, sans relâche, tu lances des missiles venimeux, incendiaires, méprisants, mais en somme désespérants, oui, vraiment désespérants, vu ton état. Tu pourrais au moins me laisser le temps de présenter mes v ux à tous nos lecteurs. C’est justement de ça qu’il sera un peu question aujourd’hui ; comme d’habitude, les vivants, les ayant-vécu et ceux qui ne sont pas encore en vie sont venus m’assaillir afin que je puisse exprimer leurs v ux pour la nouvelle année qui vient de commencer. »

« C’est moi, Fatou Angélique, la future Pape, qui, pour ceux qui ne le savent pas, sera Noire et Africaine je serai de surcroît mariée quand je prendrai mes fonctions-, et quant à mes futures enfants, je vous donne la révélation de l’année : je ne les ferai pas avec le Saint Esprit. C’est donc presque une prophétie que j’annonce à ceux qu’on appelle l’Opinion internationale.

Messieurs et Mesdames les Présidents des grandes puissances, du machin qu’on appelle l’O.N.U. comme le disait le Général de Gaulle de son vivant, sans oublier la moribonde organisation qui s’appellerait Union Africaine et la mascarade économique qu’est l’Union Européenne, je vous annonce votre décadence. Vos crimes, vos vols, votre hypocrisie sont en train d’être vomis par les opprimés, et spécifiquement les Africains. On a souvent parlé de la Révolution Française ; elle est obsolète. Le peuple ivoirien est en train de dire non à votre impérialisme, à votre comédie, à vos mensonges. Alors, que tous ceux qui se préparent pour la vente de leurs armes en vue de la guerre qu’ils croient imminente en Côte d’Ivoire se désillusionnent. Il n’y aura pas de guerre ! »

« S’il te plaît, Fatou Angélique, ne dis pas des choses comme ça à haute voix ! De grâce, attends encore un peu avant de l’annoncer ! Tu verras, ta foudroyante nouvelle va mettre du désordre dans les milieux boursiers. On annonçait la fin du règne monétaire actuel. Nous savons, nous, les initiés de l’intelligibilité, que la fin du franc CFA et le retrait des pays africains de cette zone qui n’a plus de sens d’être, va bientôt tout fausser. C’est pourquoi Engels et moi, Karl Marx, avons envie d’encourager ces Africains dans cette voie incontournable, qui sera leur salut et leur délivrance. Car aucun système ne pourra les faire reculer, ils sont en train de s’attaquer à la Bête, la 666, celle qu’on appelle Capitalisme ; ils vont gagner à la manière de David, avec sa fronde, contre Goliath. »

« Soyez simples, mes amis, soyez concis et précis. Dites vos v ux, qu’ils soient prophétiques ou analytiques, dites-les ! Nous sommes deux, réunis ici dans l’au-delà par la cause qui nous y a envoyés : le patriotisme. Sankara et moi, Lumumba, avons connu des fins tragiques et honteuses. Nous avons défendu nos pays, notre continent, nos richesses, notre honneur et notre fierté. Nous avons été abattus comme des chiens par les mains armées de nos frères au service des intérêts occidentaux. Avec moi, ce fut le début des assassinats politiques, des renversements et des coups d’état, et de la guerre civile. Quant à toi, Sankara, ton traitre de frère, qui t’a assassiné, armé par la France, règne depuis vingt-cinq ans en Dictateur agréé par l’Occident. Ils ont fait de lui un sage, une référence. Il oublie lui-même, ce Blaise aux mains tâchées d’un sang indélébile, qu’il est à la merci de ses patrons occidentaux pour lesquels il est parti parader au défilé de la honte du 14 juillet dernier aux Champs Elysées. »

« Pour ce qui est de v ux concis et précis, nous n’avons rien compris aux tiens. Ton analyse, Lumumba, est pertinente, mais moi, Albert-Bernard Bongo, le président au plus long règne « démocratique » du monde, je vais dire à haute voix ce que vous voulez dire. Je vous vois rigoler parce que j’ai qualifié mon règne de quarante-deux ans de « démocratique » ! Il est vrai, je n’ai pas été très loin à l’école des Blancs, mais mon parti politique s’appelait « P.D.G. » : Parti Démocratique Gabonais. J’ai donc été un président démocratique, comme mon fils, qui m’a succédé et dirige le même parti et le même pays. Si j’ai bien compris, vos voeux à tous, depuis le début, c’est que :

â- L’année 2011 marque la fin de la Françafrique.
â- Tous les biens mal acquis de nous autres, dictateurs anciens comme moi et ceux en place, cachés en Occident, soient remis au patrimoine africain.
â- Toutes les banques occidentales et les personnalités complices de ces vols, des ces détournements et de ces recels, soient traduits au Tribunal International de La Haye.
â- Soit dénoncé, expliqué et condamné l’appauvrissement volontairement calculé des instigateurs du franc CFA, et que soient restitués à leur juste valeur tous les milliards qui ont été volontairement, consciemment et consciencieusement dérobés au peuple africain. »

« Pour dire de pareilles choses, tu dois souffrir dans ton purgatoire, c’est moi, Barthélémy, qui te le dis. Mais qu’est-ce qui te prend, tu es en train de nous précipiter vers ton royaume de l’au-delà ! Chantou et moi, avons beaucoup de biens en Suisse et en France, je tairai les autres pays. Tu sais très bien qu’il y a des tas d’organisations qui uvrent pour qu’on nous juge et qu’on confisque tous ces biens. Il est vrai, nous en sommes conscients, qu’ils vont finir dans la jouissance de nos patrons occidentaux, comme ce fut le cas de Mobutu, de Bokassa, et de bien d’autres.

Mon v u, pour cette année 2011, est que les Camerounais arrêtent de m’envoyer des motions de soutien bidon pour que je me représente à la présidence. Tu sais, Bongo, je n’ai pas envie de finir comme toi, mort en gouvernant mais dans une obscure clinique étrangère. Donc, mon v u le plus cher est que je trouve le courage de dire à mon peuple camerounais que je ne serai pas candidat à ma succession, après vingt-huit ans de règne. Mais je suis réaliste, j’ai trop de pression, je ne peux pas en dire plus. Faka Bilumba se chargera, comme il en a l’habitude, de vous expliquer toutes nos hautes magouilles. Je voudrais lui souhaiter, à ce Faka Bilumba qui n’arrête pas de se moquer de moi, une bonne année, avec son comice agro-pastoral d’Ebolowa qui, cette fois-ci, aura bien lieu. Je ne l’ai pas annoncé dans mon discours de fin d’année, mais il a lieu. »

Il semble que « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » et que « les mots pour le dire arrivent aisément ». Mon v u à vous, chers lecteurs, amis et ennemis d’Afrique, mon v u le plus cher est qu’il n’y ait plus de lâches et d’hypocrites à propos de ce beau continent, enlaidi par ses misères, de ce riche continent, appauvri par ses fils fossoyeurs, complices de nos amis perfides de la Françafrique. Je souhaite que vous soyez plus nombreux à réagir à cette chronique fakabilumbienne. Je vous souhaite une année belle, joyeuse, heureuse, à laquelle nous participerons tous par nos différentes contributions.

www.ekilafrica.com


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