Football › Elections à la Fécafoot

Les délégués tiennent entre leurs mains le sort du football camerounais

Vote

Ils vont voter ce 11 décembre 2021 le « médecin » d’une association malade de sa gestion et de ses hommes. Dans l’isoloir ils devront choisir l’un ou l’autre candidat, sans peut-être tenir compte des promesses (fantaisistes) faites et de la clameur populaire qui entoure cette élection pleine d’enjeux.

Jamais des élections à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) n’ont suscité autant de passions enflammées. La candidature de Samuel Eto’o y est, à première vue,  la raison principale. La méga star du football mondial en compétition sur un front différent qu’un stade de football où ses exploits restent frais dans les mémoires des fans soucieux l’accompagner dans cette reconversion.

Les 76 délégués à l’Assemblée générale doivent choisir entre Samuel, Seïdou Mbombo Njoya, Zacharie Wandja ou Jules Denis Onana. L’un de ces quatre doit présider aux destinées du football camerounais dans un contexte particulier de son histoire.

A l’horizon se profile la Coupe d’Afrique des nations de football. Compétition sportive la plus huppée du continent dont le Cameroun veut remporter le double challenge organisationnel et sportif. Ces défis aiguisent les appétits des candidats à la présidence de la Fécafoot, mais aussi du public qui veut voir le pays rayonner,  soulever son sixième trophée au soir du 06 février 2022. Pour un cocktail historique.

Les 76 délégués à l’Assemblée générale de la Fécafoot savent que ce mandat se veut historique. Les stades de haut standing construits pour la CAN doivent définitivement changer le visage des championnats amateurs et professionnels. Dans une organisation bien ficelée, le retour du public dans les stades devrait être évident, sous un air de renaissance marqué par l’entrée en scène du  football business.

Par ailleurs, et l’on se saurait l’éluder, ce mandat va s’achever en 2025, année de l’élection présidentielle au Cameroun. Le football étant considéré comme l’opium du peuple, l’état de pratique de la discipline à  l’intérieur du pays et les résultats des sélections nationales à ce moment, pourraient avoir un impact sur  le climat sociopolitique. Le discours politique qualifie très souvent  le sport,  en l’occurrence le football, de ciment de l’unité nationale et de vecteur de la cohésion sociale.

Et l’une des possibles entraves à ce mandat pourrait être avant tout la querelle judiciaire qui oppose nos acteurs du football. Cela dure depuis 2013. La plupart des candidats à l’élection du 11 décembre prônent la réconciliation. Ce qui semble pour l’instant plus facile à dire qu’à faire vu la détermination à tout rompre de certains. Il est peut-être temps que l’Etat, resté trop frileux pour sauver sa CAN, menacée par un motif  d’ingérence dans les affaires de l’association Fécafoot,  frappe définitivement du point sur la table au terme de la grand-messe continentale du football.


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