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Les différents nids de tension: conséquences de la mauvaise gouvernance au Cameroun

Par Serge Espoir Matomba, Premier secrétaire du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (Purs)

S’il est vrai que l’amour que nous portons pour notre pays est énorme alors il est plus important pour nous de savoir que notre pays est un et indivisible. J’ai pris plaisir à parcourir le Cameroun à plusieurs reprises et aujourd’hui je peux affirmer que les problèmes que rencontres mes compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont les mêmes que ceux du Nord, de l’Extrême-Nord, l’Adamaoua, de l’Est, du Sud, du Centre, du Littoral, de l’Ouest bref de tout le Cameroun.

Sans nier le fait qu’il y a eu des accords qui ont mené à la « réunification du Cameroun anglophone et francophone », accords qui n’ont pas été respectés pour la plupart, il est important de comprendre qu’ensemble nous sommes plus forts et nous devons rester indivisibles.

Le Cameroun tout entier paie à cause des politiques de gouvernance mal conçues, mal pensées et très mal appliquées. Il importe pour nous Leaders d’opinion, société civile, leaders politiques ou indépendants, de comprendre que nous devons prendre nos responsabilités. Passer à de la réactivité pour redonner espoir au peuple.

Tous les secteurs du pays sont touchés : éducation, sécurité sociale, santé, justice, infrastructures, agriculture, et même la culture et le tourisme.

Nul ne peut encore à cette date ignorer la question de la mauvaise gouvernance au Cameroun.

Une spirale de mauvaise foi s’attelle depuis des dizaines d’années à nous faire croire que le mal du Cameroun est le Camerounais au bas de l’échelle. Le camerounais qui n’a ni voix ni décision. Le camerounais ligoté et intimidé par le pouvoir en place.

Il n’y a pas deux responsables. Ils sont les auteurs de cette division, ce retard énorme de croissance, ce manque d’épanouissement du peuple. Ne cédons pas aux manipulations. Mettons nos efforts et stratégies en commun et offrons des solutions justes à notre pays.

Les revendications sont étouffées, des pacifistes agressés et tués pour avoir essayé de réclamer ce qui de droit.

Nous voyons les hommes politiques se faire tabasser, les avocats, les jeunes camerounais se faire tuer simplement parce qu’ils exercent un devoir constitutionnel qui est la manifestation pour leurs droits.

Les choses doivent changer
Beaucoup se réveillent un peu tard et déclarent ne découvrir ces inégalités et abus que maintenant. Quelle belle hypocrisie! Il m’amuse de voir certains parlementaires médiatiser leur descente à Bamenda pour protester contre les agissements du régime. Chose plus encore ridicule lorsqu’on sait combien ils contribuent à la mise en place de ces inégalités. Ces mêmes parlementaires nous les avons vus sortir de l’Assemblée Nationale lorsque le président du parlement ivoirien était de passage à l’Assemblée nationale du Cameroun.

Aujourd’hui, ils s’excitent d’une descente à Bamenda pour se joindre aux manifestants. Où sont-ils souvent lorsque le budget de l’état est approuvé, où sont t’ils lorsque le budget de fonctionnement de la présidence est plus élevé que celui de l’éducation nationale ou encore de l’investissement général au pays? Que font t’ils lorsque ces inégalités sont adopter en plénière? Pourquoi ne sortent t’ils pas des salles pour manifester leur mécontentement et désapprobation?
Nous les retrouvons à la tête des revendications pour d’éventuelles augmentations de primes et salaires, des frais de participation aux sessions.

Pendant ce temps le peuple n’existe plus.

Arrêtons de nous moquer du Cameroun et remettons nous au travail pour construire notre nation.

Commençons le ménage.

Commençons par faire partir le Biya et sa bande et faisons de même pour tous ces parlements sans vergogne, évidemment tous les parlementaires tous partis confondus qui contribuent à noyer le Cameroun.

Pourquoi n’avons-nous pas vu des parlementaires descendre à Eseka ou au Nord… ou ailleurs? Tous ces temps. À quand finalement cette vérification de la séparation des pouvoirs, pourquoi des enquêtes et conclusions ne sont pas tirées par notre parlement.

Il est temps de remettre les clés. Des parlementaires à la solde du pouvoir, des magistrats à la solde du pouvoir…

Je le répète la manipulation n’est plus de mise.

Le Cameroun est un et indivisible.


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