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Les infrastructures de l’Afrique Centrale en examen à Yaoundé

La capitale politique du Cameroun est l’hôte d’une conférence régionale sur la question au moment où les pays de la sous-région rêvent d’émergence avec une carence d’infrastructures.

Yaoundé accueille depuis ce 10 mars les travaux soutenus par le Fonds monétaire international (FMI) sur le financement des infrastructures en Afrique Centrale. La directrice adjointe du département Afrique du FMI, Anne-Marie Gulde Wolf, estime que l’Afrique centrale a pris un énorme retard par rapport à d’autres pays ces vingt dernières années. « Dans la période 1960 à 1980, la dotation de l’Afrique en infrastructures était comparable à celle de l’Asie de l’Est et du Sud », explique-t-elle dans une interview accordée au journal gouvernemental camerounais ce 10 mars.

D’après d’autres exemples avancés par la directrice adjointe du département Afrique du FMI, la Banque mondiale a estimé en 2009 que l’Afrique subbsaharienne devrait dépenser environ 90 milliards de dollars américains (environ 45 000 milliards de F CFA) annuellement pour mettre à jour ses besoins infrastructurels. La conférence de Yaoundé devrait permettre aux participants – responsables de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac), experts d’institutions internationales et ceux du secteur privé – de trouver des formules pour le financement des infrastructures en Afrique centrale. Cette conférence a l’objectif de trouver des solutions pertinentes dans les domaines des télécommunications, énergie, transports et approvisionnement en eau.

L’Afrique subsaharienne, à laquelle appartient l’Afrique centrale, est considérée dans de nombreux rapports du FMI et du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), comme la région la plus à la traîne dans le monde en termes de réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. La carence en infrastructures qui freine les investisseurs et certaines activités économiques, ralentit le rendement des producteurs en augmentant le temps de travail, est préjudiciable aux perspectives d’émergence de nombreux pays africains qui rêvent d’un décollage économique qui traîne à prendre forme.

L’Afrique centrale souffre d’un important déficit en infrastructures qui freine l’économie des pays de la sous région
watradehub.com)/n


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