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Les journaux camerounais entre faits sociaux et gouvernance

Les contenus des journaux camerounais parus jeudi ont une forte teneur de faits de société et de gouvernance

A la veille de la rentrée scolaire, la semaine prochaine, le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune relate le calvaire de centaines de parents d’élèves désargentés et en quête d’un établissement pour leur progéniture. Le tout dans une ambiance où les établissements, publics comme privés, sont envahis.

Cette rentrée se fera aussi avec les établissements clandestins, écrit le quotidien privé Mutations, d’après qui les 300 écoles primaires et secondaires annoncées fermées par le gouvernement continuent d’enregistrer des inscriptions.

« L’école publique n’est pas gratuite », titre le quotidien privé Le Jour qui glose bruyamment le discours officiel sur le sujet alors que, preuves à l’appui, il est démontré que de multiples exigences sont imposées aux parents d’élèves par les directeurs de ces établissements, sous le regard approbateur de leur hiérarchie.

Dans la série des désagréments vécus par les parents d’élèves, L’ il du Sahel pointe du doigt la surenchère sur les manuels scolaires entretenue par certains importateurs véreux: mal leur en prend aujourd’hui, car la douane vient de dégager sa responsabilité sur ces assertions nées dans la tête de ceux qui voudraient se faire fortune sur la sueur des pauvres.

Le Quotidien de l’Economie, de son côté, se fait l’écho d’un rapport du Conseil de sécurité des Nations Unies qui accuse le pays d’être mêlé à un trafic de « diamants de sang » en République centrafricaine voisine, mais s’empresse de constater que le document ne définit pas clairement son implication dans ce dossier.

S’agissant des atteintes à la fortune publique, Emergence lorgne vers l’armée, la police et les grands corps de la magistrature, pour relever que le Contrôle supérieur de l’Etat, en charge de l’assainissement des m urs publiques, « esquive systématiquement » les affaires de détournement de deniers publics liés ayant cours dans ces secteurs « sur instructions de la présidence de la République ».

Doit-on alors en conclure que ces corps qui brassent l’argent public par milliards sont « absous de tout contrôle de leurs comptes’‘ parce que couverts par l’immunité d’un chef d’Etat ayant pourtant fait de l’assainissement des m urs publiques son cheval de bataille?, s’interroge cette publication.

Dans le même registre, Le Jour a entrepris de recenser les projets de développement affectés au Dja et Lobo, le département d’origine du président de la République, venant de ministres « courtisans » et qui comptent ainsi s’acheter à la fois immunité contre la mal-gouvernance et longévité aux affaires.

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