Politique › Institutionnel

Les martyrs du Cameroun honorés à Bruxelles

De nombreux Camerounais de la diaspora se sont retrouvés pour une série d’activités visant à rendre hommage à des martyrs à l’instar des personnes tombées lors des émeutes de la faim de février 2008

L’information a été relayée samedi dernier dans l’après-midi par Radio Contact dans son flash d’information de 18 heures. En introduction, le présentateur annonce que des Camerounais ont déposé une gerbe de fleurs devant les locaux de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles. Que s’était-il passé, pourquoi une gerbe de fleur, se demandaient de nombreux curieux qui aussitôt arrivés sur les lieux avaient constaté que ladite gerbe avait été déplacé par les autorités consulaires.

C’est que, des Camerounais de la diaspora, soutenus par certains amis du Cameroun d’origines diverses, sous la coordination du Mouvement de février 2008, étaient devant l’ambassade du Cameroun dans le cadre de la célébration de la semaine des martyrs en mémoire des victimes des émeutes de la faim qui ont ensanglanté le Cameroun du 25 au 28 février 2008.

Il s’agissait selon les organisateurs venus des quatre coins de la Belgique, du Luxembourg et de la Hollande, d’informer publiquement les populations belges sur les différents cas de violations des droits humains au Cameroun et attirer leur attention sur le climat délétère qui règne actuellement au Cameroun.

La marche, non encadrée par la police, la date étant déplacée conformément au programme pour déjouer toute perturbation selon les organisateurs, démarre plus précisément à 14 h 30 min par un chant de ralliement en pidgin (un argot populaire, sorte d’anglais et de français utilisé par de nombreux locuteurs au Cameroun, ndlr)

Le même refrain est repris par tous et quelques curieux d’origine belge qui s’activaient à imiter les manifestants. Sur la grande porte de l’entrée principale des locaux de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles, sont collées des photos de victimes des émeutes qui ont secoué le Cameroun du 25 au 28 février 2008 au Cameroun.

D’autres images illustrant les atrocités commises par les forces de l’ordre lors de ces événements sanglants sont distribuées aux passants, ce qui crée quelquefois des bouchons le long de l’Avenue Brugmann.

Selon les organisateurs de cette manifestation, des actions sont prévues pour les jours à venir et la vaste campagne d’information sur la situation du Cameroun continue. La cérémonie devant l’ambassade du Cameroun à Bruxelles s’est achevée par le chant de l’hymne national du Cameroun

L’évènement annoncé du 8 février au 8 mars 2014 à Bruxelles et Rabat au Maroc est une commémoration des personnes tuées par les différents pouvoirs successifs au Cameroun.

Le samedi 8 février 2014 dès 19 heures, une soirée de recueillement a eu lieu à la rue de Mérode n° 64 à 1060 Saint-Gilles. Un hommage spécial a été rendu à Junior Mbeng assassiné lors des émeutes de février 2008 ainsi que plusieurs autres victimes

La Messe d’action de grâce quant à elle a eu lieu le dimanche 2 mars à la Rue du Docteur De Meersman 12 à Anderlecht. (Eglise notre Dame Immaculé) de 10 à 13 heures.

C’est dans une ambiance de chansons religieuses noyées dans un récit pathétique que plusieurs participants ont commémoré les morts et les personnes victimes des émeutes de février 2008 au Cameroun. Au menu : quelques témoignages sur les circonstances qui ont précédées l’assassinat des jeunes camerounais et le sort réservé à tous ceux qui croupissent encore dans les cellules des prisons camerounaises.

Le 6 mars, une délégation constituée des organisateurs de la semaine des martyrs était au parlement européeen où elle a eu une séance de travail avec le Député Marc Tarabella du Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates.

De cette rencontre, il ressort que cet élu européen portera les différentes revendications au parlement Européen. Le député Marc Tarabella aura une séance de travail avec Monsieur Louis Michel du Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe et les autres Groupes, le cas du Cameroun sera introduit en procédure d’urgence et sera traité s’il est validé par les différents groupes parlementaires en avril prochain à Strasbourg lors de la dernière séance ordinaire du parlement européen.

Il est question ici de revenir sur le cas des personnes assassinées au Cameroun en février 2008 lors des émeutes de la même année. Des personnes disparues et le cas de Paul Eric Kingué.

Et la journée du 8 mars?
Le point ultime des activités, cette année à Bruxelles, a été en dehors du dépôt de la gerbe de fleurs à l’ambassade du Cameroun à Bruxelles et d’autres activités commémoratives, la grande conférence qui a eu lieu le 8 mars de 16 à 20h à l’hôtel Sleep Well

Il est précisément 16h quand l’ambiance est aux retrouvailles dans la salle Schuman. On retrouve parmi les participants, des invités venus de France, de la Hollande, du Luxembourg, sans oublier Madame Marie Arena, Sénatrice belge à qui l’honneur reviendra d’ouvrir les travaux. Tous sont venus donner de leur contribution au bon déroulement des travaux.

Les participants se sont rendus devant l’ambassade du Cameroun en Belgique pour déposer une gerbe de fleurs
Journalducameroun.com)/n

Au niveau des participants, on dénombre plusieurs personnalités de la société civile et politique à l’instar de Kadji Elie, président du Cebaph, Marie Arena, Sénatrice belge, Guy Fokou, le Secrétaire du Mrc Benelux, Hubert Ducarme, du Groupe de Soutien à Paul Eric Kingue, le cinéaste Jean Marie Teno, Jacky Essome, la maman de Junior Mbeng, assassiné lors des émeutes le 25 février 2008 à Douala, Mamadou Ouattara (Représentant du Rdr en Belgique),Clovis Mbikay ,Président Régional Europe de l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo, l’écrivaine Edvige Laure Kameni de Toulouse, etc.

Tous ont répondu patriotiquement à l’appel du Mouvement de Février 2008. Le Dr Christopher Fomunyoh s’étant excusé.

En trois heures d’intenses échanges entre le public et les intervenants, les participants venus du Luxembourg, de la France et l’Allemagne ont participé à cette rencontre qui portait sur le thème « Honneurs à nos martyrs de la liberté  »

Dans son allocution d’ouverture de la conférence, la sénatrice belge Marie Arena insistera sur le fait qu’on ne peut pas balayer d’un revers de la main toutes les formes d’injustice commis quelque part qu’importe le pays.

Tous les intervenants ont été unanimes sur le fait qu’il est nécessaire de garder le fil de l’histoire. Ne pas balayer d’un revers de la main des cas de violations des droits humains en Afrique. Hubert de Luxembourg du groupe de soutien à Paul Eric Eric Kingué ira encore plus loin dans son témoignage tout en affirmant qu’au nom de ceux qui sont morts parce qu’ils voulaient leur bien-être et ceux des populations camerounaises, au nom de ceux qui en souffrent encore aujourd’hui et dont les plaies ne cicatriseront jamais, que le groupe de soutien à Paul Eric Kingue dont il est le porte parole, demande solennellement aux autorités en charge de l’affaire Paul Eric Kingue au Cameroun, que justice lui soit enfin rendue pour qu’il puisse continuer le combat qu’il a entrepris contre la misère qui n’en finit pas d’écraser ses concitoyens.

Le film évènement
Une très forte émotion s’est emparée de l’assistance à la fin de la diffusion du film intitulé » Une feuille dans le vent » de Jean-Marie Teno. En 55 minutes. L’émotion était tout simplement insoutenable.

Dans ce film, Ernestine Ouandié, fille de Ernest Ouandié raconte sa vie dramatique : sans père et avec une mère qui la rejette, le poids du silence et l’échec de ses recherches de la vérité sur l’assassinat de son père en 1971 par les autorités camerounaises…

L’auteur du documentaire présent dans la salle a pu donner de nombreux éclaircissements sur les conditions de réalisation de son documentaire.

L’on retiendra en substance que cette rencontre à la fois riche en enseignements et en information restera gravée dans l’histoire du Cameroun avec pour corollaire la prise de conscience de la diaspora progressiste camerounaise. Les organisateurs ont convenu de la prochaine étape de cette série d’activités à savoir la vaste campagne d’information sur l’assassinat des martyrs camerounais. Une plainte est même envisagée en Belgique…Une des victimes de ces émeutes de février 2008 se trouvant au moment des faits sur le territoire.

Une conférence a été organisée avec des personnalités. La sénatrice belge Marie Arena y a pris part.
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