Politique › Institutionnel

Les membres d’ELECAM ont prêté serment à Yaoundé

Les 12 responsables chargés de gérer les élections et référendums au Cameroun ont juré de remplir avec objectivité leurs nouvelles fonctions.

Moi, Samuel Fonkam Azu’u, je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la constitution et de la loi en vigueur, de garder le secret des délibérations des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation sur les questions de la compétence d’Elections Cameroon.
Samuel Fonkam Azu’u

C’est en ces termes que le nouveau président d’Elections Cameroon (Elecam) ainsi que les autres responsables d’Elecam ont prêté serment ce jeudi à la cour Suprême de Yaoundé. La main levée vers le ciel, les 12 membres de cet organe ont répété cette promesse en français et en anglais conformément à l’article 8 de la loi d’Elecam qui dispose qu’avant leur prise de fonctions, les membres du conseil électoral prêtent le serment. Tout s’est passé sous le regard attentif du 1er président de la cour Suprême, qui a dû demander au président Fonkam Azu’u de reprendre sa prestation parce qu’il avait omis de d’introduire son nom et de commencer son propos par « moi ».

Samuel Fonkam Azu’u est donc chargé désormais de gérer les élections et référendums au Cameroun pendant les quatre années à venir. Ce dernier a subit depuis sa nomination une flopée d’accusations diverses touchant à sa probité ou à son honorabilité. Des accusations qui n’ont pas empêché qu’il soit maintenu à la tête d’Elecam. C’est donc en application de la loi du 29 décembre 2006 portant création, organisation et fonctionnement d’Elections Cameroon, que le nouveau président et ses collaborateurs, nommés le 30 décembre 2008 par le président de la république Camerounaise ont juré devant la cour Suprême, siégeant comme conseil constitutionnel de bien prendre en charge Elecam.

C’est un énorme challenge pour ces membres, car beaucoup ont exercé en tant membre du rassemblement du peuple démocratique Camerounais (Rdpc), et il leur revient maintenant de travailler en toute impartialité.
Jean jacques Ekindi, président du mouvement progressiste

Dorénavant, il leur incombe la lourde tâche de remplir leur mission avec impartialité, neutralité, et stricte respect des textes portant création d’Elecam, comme l’a insisté le premier président de la cour suprême Alexis Dipanda Mouelle au cours de la cérémonie de prestation de serment. Pour Jean jacques Ekindi, président du mouvement progressiste (Mp) « c’est un énorme challenge pour ces membres, car beaucoup ont exercé en tant membre du rassemblement du peuple démocratique Camerounais (Rdpc), et il leur revient maintenant de travailler en toute impartialité ».
On se souvient qu’un problème avait divisé l’opinion nationale quant à l’appartenance majoritaire des membres d’Elecam au Rdpc. Chez les membres de cet organe, beaucoup d’espoir subsistent. Dorothy Njeuma, qui avant sa nomination appartenait au Rdpc, exprime toute sa volonté de travailler avec objectivité et neutralité. Les membres dont le mandat prend effet dès aujourd’hui rassurent les populations inquiètes de la gestion de ce nouvel organe: « nous avons la charge d’être des acteurs positifs dans la construction du pays, nous devons permettre et encadrer Elecam dans son évolution comme tout enfant qui vient de naître », explique le Pasteur Massigan, membre d’Elecam.

Et c’est tout le souhait de la population, que les prochaines élections soient organisées avec objectivité. Car, comme l’a souligné le premier président de la cour suprême, c’est de la façon d’agir des membres que dépendra la crédibilité d’Elecam.

Samuel Fonkam Azu’u, président d’ELECAM

Journalducameroun.com)/n

À LA UNE
Retour en haut