Personnalités › Jeunes talents

Les s urs Abanda Essono, espoirs camerounaises du tennis canadien

Elles sont noires, s urs, et rêvent de devenir les s urs Williams version Abanda

La famille Abanda est originaire du Cameroun, pays où le tennis n’est malheureusement pas développé. Les parents habitaient le Cameroun avant d’aller s’établir au Québec. Tout au long de sa vie, la jeune Françoise Abanda (12 ans) a dû faire preuve de persévérance pour s’ouvrir des portes, toujours trop jeune pour être prise au sérieux. A l’âge de 3 ans, elle s’invite dans un sport inimaginable dans son Cameroun d’origine, le patinage de vitesse. Deux ans plus tard sa mère la retire du patinage pour suivre sa s ur Élisabeth qui joue au tennis. Une anecdote rapporte qu’elle se mettait à frapper des balles sur le mur de la maison où elle demeurait jusqu’à ce que le propriétaire lui défende de malmener sa propriété. Mais la jeune fille a du talent à démontrer. Jean-Claude Lemire, qui était un ami de la famille et entraîneur de sa s ur, n’a pas eu le choix de l’amener avec lui à St-Eustache lors des entraînements de l’ainée. Pour l’heure les deux s urs sont au sommet de la discipline dans l’Etat de Québec. La petite Françoise occupe la première place du classement chez les moins de 12 ans. Elisabeth la plus grande a un palmarès très costaud, avec de nombreux titres déjà obtenus dans sa catégorie, dont le titre national en salle dans la catégorie des 16 ans et moins.

Les soeurs Abanda

Journalducameroun.com)/n

Début de carrière à la fleur de l’âge
La grande s ur Élisabeth (15 ans), fait partie du groupe de joueuses sélectionnées pour s’entraîner au centre national à Montréal. La s ur ainée Elisabeth est elle rentrée dans le tennis depuis l’âge de 12 ans. Aujourd’hui elle a réussi à se hisser au sommet du tennis québécois, des moins de 18 ans elle occupe une belle place de 10ème, confirmée lors du dernier classement de juillet 2009 sur un total de 182 joueuses. La rivalité avec sa petite s ur est saine. Françoise donne tout ce qu’elle peut lorsqu’elle s’entraîne en sa compagnie.

Élisabeth Abanda

www.wtaquebec.com)/n

Pour l’entraineur, la petite s ur est un phénomène
Comme chez les s urs williams la petite s ur est encore plus forte, plus agressive, plus déterminée. L’entraineur et ami de la famille qui a révélé les s urs est Jean Claude Lemire. Son avis sur la jeune joueuse

Françoise est un phénomène. Je l’entraîne depuis trois ans à raison de 18 heures par semaine et elle ne recule jamais lorsqu’on lui impose une discipline sévère lors des entraînements. Non seulement elle a un sens inné de la discipline, mais elle est nettement supérieure physiquement à la plupart des filles de son âge. Elle possède déjà un coup droit et un revers foudroyant, sans mentionner un déplacement digne d’un joueur de soccer (Football).
Jean Claude Lemire, entraîneur

Lorsqu’on leur demande ce qu’elle pense de l’inévitable comparaison faite au s ur Williams la petite Françoise répond pour dire ça arrive tout le temps du coup cela fait plaisir vu que nous les aimons biens et que ce sont de grande joueuses. mais les S ur Abanda n’oublient pas qu’elles sont encore jeunes. Invitée dans une émission de sport sur la chaine de télé nationale québécoise, Elisabeth affirme on aimerait avoir la vie sociale comme tous les jeunes, mais plutôt que de çà ce sont les entrainements, en rajoutant que les vacances ce n’est pas pour demain.

Françoise Abanda

www.vannes.maville.com)/n

À LA UNE
Retour en haut