Politique › Institutionnel

Les voyages au Cameroun désormais soumis à «des mesures d’exception»

Selon le ministère des Transports, ces mesures qui touchent les secteurs aérien, routier maritime et ferroviaire, seront levées dès la fin des «menaces» terroristes

Les déplacements par voie aérienne, routière, maritime et ferroviaire au Cameroun sont désormais soumis à «des mesures d’exception», d’après un communiqué publié ce mercredi dans la presse publique et signé du ministre des Transports, Robert Nkili.

Ces mesures dites d’exception ne sont pas explicitées dans le communiqué mais justifiées selon le ministère des Transports par le «climat actuel caractérisé par des menaces terroristes»

On sait toutefois que les contrôles qui étaient par exemple pratiqués dans le cas des voyages interurbains seront plus accentués. A cet effet, Robert Nkili, «demande aux différents voyageurs de se soumettre aux exigences des mesures d’exception adoptées et de collaborer avec les forces de maintien de l’ordre, pour que la mise en uvre desdites mesures d’exception se fasse dans un climat de sérénité, de courtoisie et de respect mutuel».

«Ces mesures d’exception seront levées dès la fin des dites menaces», conclut le ministre.

Le Cameroun fait face, avec acuité, depuis le début d’année 2014 à des incursions du groupe terroriste d’essence nigériane Boko Haram. Le 17 mai 2014, Paul Biya a déclaré «la guerre» à cette nébuleuse qui contrôle des pans de territoire dans le nord-est du Nigéria et menace l’intégrité de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, frontalière entre les deux pays.

Le 05 janvier 2015, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a à son tour adressé des menaces directes au Cameroun.

Trois jours plus tard, le 08 janvier, le chef de l’Etat camerounais a décidé de demander le soutien de la communauté internationale pour faire face à ce mal qui menace la stabilité de la sous-région.


DR)/n



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