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L’Etat paye les droits des ex-employés des sociétés liquidées ou restructurées

Ce mercredi matin des centaines d’ex employés d’entreprises d’Etat ont perçu leurs droits sociaux

Des centaines de personnes retraitées et ex employés des sociétés d’Etat ayant été liquidés ou leurs ayant droits se sont retrouvées ce mercredi 12 aout dès les premières heures pour percevoir leurs droits. C’est un communiqué du ministre des Finances, lu dans le journal radio diffusé de lundi à 17 heures qui a rendu la nouvelle publique. Cette opération de paiement concerne aussi les anciens travailleurs de nombreuses autres sociétés d’Etat, encore opérationnelles ou déjà fermées, dont les chèques sont non encore retirés au Trésor public depuis 2001. Pour ce matin sont passés à la caisse, les bénéficiaires d’une première vague de cinq entreprises dont l’ex ONCPB (office national de commercialisation des produits de bases). La liquidation de cette dernière avait fait couler beaucoup d’encre et laissé en ruines de nombreuses personnes.

Une procédure relativement simple
L’initiative, inespérée et surtout inattendue à réjouit les nombreux bénéficiaires et ayant droits. Je suis venu toucher les droits de ma maman décédée depuis 2000. Elle travaillait pour la société camerounaise de tabac (sct), je suis satisfait parce je pourrais enfin entrer en possession de cet argent affirme Guidzim Ngollé Jean Sylvain très heureux. Pour l’essentiel la procédure est simple. Les listes des bénéficiaires sont affichées dans les agences des banques impliquées dans l’opération de liquidation des droits sociaux. Il est juste exigé de présenter une lettre d’embauche, un certificat de travail, une lettre de licenciement pour motif économique, une carte nationale d’identité antérieure aux mois de juillet-aout 2009, un livret d’assurance CNPS, un bulletin de paie, un jugement d’hérédité pour les ayant droits et un certificat de non appel. Des pièces qui toutefois seront difficiles à fournir pour certains.

Quelques déceptions
Tout le monde n’a pas retrouvé son nom sur les listes affichés du moins pour ce qui était de la SCB. Pour ces derniers, Il leur aurait été demandé d’attendre une prime de reconversion, qui serait donnée par le ministre des finances. Aucune précision supplémentaire n’a été apportée dessus. Au ministère des finances les responsables approchés n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet. De fait peu d’informations ont filtré sur l’opération. Personne ne peut dire avec exactitude les montants versés, ce que ces derniers représentent en termes de droits sociaux. Pareillement il est difficile de savoir si les paiements ainsi effectués sont partiels ou définitifs. Les bénéficiaires sont trop heureux pour rentrer dans ces considérations pour le moment. Pour certains d’entre eux c’est le début de la fin d’une galère qui aura duré plus d’une dizaine d’années. Une bataille qui a fait l’objet de plusieurs négociations.

Au total ce sont trente-deux entreprises qui sont concernées par l’opération. Parmi ces sociétés, on retrouve celles qui ont été liquidées depuis très longtemps, à l’exemple du Capme, de l’OPV, de la Camsuco, du Fogape, de la SOTUC.. Mais ont retrouve aussi des entreprises qui ont pu se redresser et dont une partie des employés avait été licenciée.


Journalducameroun.com)/n
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