Opinions › Tribune

Lettre de la semaine: A ces messieurs de l’occident friands de femmes africaines

Par François Zo Omevele

Messieurs les amoureux, les amateurs, les collectionneurs, les violeurs des femmes africaines, vous qui assouvissez de façon bestiale de vieux fantasmes érotiques et exotiques, vous qui, bien que jetant votre dévolu sur les femmes de ce continent, continuez de les traiter comme des esclaves soumises, je vous mets en garde. Votre pratique est ancestrale car, depuis for longtemps, ces Africaines exercent sur certains d’entre vous une terrible et irrésistible passion. Souvenez-vous de la fameuse Reine de Saba. Le Roi Salomon avait, de son temps déjà, succombé à son irrésistible charme. Il n’y a pas très longtemps, une sommité mondiale défrayait la chronique: D.S.K a perdu tous ses honneurs, comme dirait Calixthe B., ses hautes fonctions, sa présidentiabilité républicaine, et tant d’autres choses à cause de Nafi Diallo, encore une belle et irrésistible Africaine ! Qui ne se souvient pas de Zaya, cette belle Africaine aussi (le Maghreb fait partie de l’Afrique) que d’illustres footballeurs professionnels ont «ngolo-ngoloté». Elle était mineure, bien que prostituée. L’ami Franck R et son acolyte Ben sont encore dans les affres de la justice.

Mais il y a aussi cet homme d’état italien, et ses célèbres «Bunga-bunga», partouzes et orgies au cours desquelles notre Berlusconi, car tel est son nom, avait pour favorite une mineure Africaine: Karima Al Mahroug, la célèbre «Ruby». Il vient d’être lourdement condamné pour cela. Vous avez une longue et vieille pratique impunie dans vos colonies : le viol. Depuis l’esclavage et pendant la période coloniale, il est incontestable que la grande, la très grande majorité même des enfants métis des Amériques, des Antilles, des départements et territoires d’Outre-mer, et de l’empire colonial sont hélas le fruit de viols. Même les missionnaires religieux font partie de ce bal des violeurs de Négresses impunis. Il était courant, dans les pratiques et l’application du Code Noir, de l’indigenat, que le Maître se serve, car les femmes étaient considérées comme ses meubles, et dans les colonies, il avait un droit de cuissage incontesté. Messieurs, vous affinez vos pratiques en mettant au point des choses incroyables dans votre loi, au sujet du Code et du séjour des étrangers et demandeurs d’asile, le fameux CESEDA. On peut y relever que les étrangères mariées aux Français sont tributaires d’une période de trois à quatre ans de soumission totale et absolue. C’est qu’il y a une épée de Damoclès, la rupture de la vie commune. Cette rupture est un motif de non renouvellement du titre de séjour, qui nécessite toujours la présence du Bwana, pardon, du conjoint français.

Mais alors comment expliquer que vous freiniez des quatre fers pour délivrer des visas aux conjointes de Français qui veulent quitter leurs Républiques bananières et rejoindre leurs époux en métropole? Après avoir franchi toutes les embûches et les pièges que vous leur avez sournoisement tendus à travers les formalités qui conduisent à la transcription du mariage, il leur arrive d’attendre plus d’un an avant de rejoindre leur homme. Pourtant, par ailleurs, on remarque un afflux très important de prostituées africaines! Quand on connaît les critères drastiques pour obtenir ce visa, c’est à se demander sur quoi se fondent les ronds de cuir pour laisser passer ces péripatéticiennes exotiques. Parce que vous êtes vicieux, parce que vous entretenez et remettez à un rythme contemporain de vieilles pratiques que l’on croyait éteintes, parce que vous prétendez par-dessus le marché être la norme, la valeur absolue et la référence morale alors que vous êtes la déchéance faite chair, vous comprendrez que je ne puis jamais, mais alors jamais vous tendre la main, je ne vous salue point.

François Zo Omevele
journalducameroun.com)/n
A SAVOIR

- Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journalducameroun.com.

- JournalduCameroun.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques.

À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut