Opinions › Tribune

Lettre ouverte à Francois Hollande

Par Simon Koitoua, Centrafricain de la diaspora

Objet : appel à la France pour la neutralisation de la Séléka

Monsieur le président de la République française,

Ma préoccupation porte sur l’absence de protection des populations civiles en Centrafrique, y compris les réfugiés internes qui manquent de tout. Sans oublier les personnes déplacées, tel que demandé par l’ensemble du peuple Centrafricain, ainsi que le réarmement de nos forces de défense et de sécurité qui est impératif pour la paix et la quiétude du peuple centrafricain.

Cette organisation criminelle appelée SELEKA qui tisse de liens étroits avec la Secte Boko Haram demeure une force nuisible à la paix. Seule la neutralisation de la Seleka permettra une vie en parfaite harmonie entre les deux communautés qui vivaient jadis en bonne intelligence. Cette situation est inquiétante et risque de mettre en danger la vie du peuple centrafricain qui aspire à la paix gage de développement. Les déplacés internes centrafricains ainsi que ceux des centaines de milliers de civils vulnérables qui vivent dans les zones sous contrôle de la seleka voudraient voir ce conflit prendre fin.

La France a joué un rôle déterminant dans la protection des civils en Centrafrique. La Seleka bénéficie du ralliement de certains groupes armés. Les raisons qui ont milité en faveur d’une opération de sécurisation et de la protection des déplacés et des populations locales subsistent. L’insécurité et les graves violations des droits humains se sont aggravées dans le nord de la République centrafricaine et augmenteront certainement de façon importante si rien n’est fait.

Des atteintes aux droits humains, notamment des viols et autres violences contre les femmes, le recrutement d’enfants soldats continue de se produire dans un contexte d’insécurité latente dans le nord de la Centrafrique.

Les responsables de ces atteintes aux droits humains bénéficient d’une impunité quasi-totale : Michel Djotodia, Nourradim Adam, Moussa ASIMEH et Dhaffane ont battu le record en terme d’impunités. Ils commettent des atrocités depuis le 10 décembre 2012 jusqu’à ce jour. Dans le cadre des négociations relatives à l’avenir de la Centrafrique qui auront lieu à Brazzaville, nous demandons que la France prenne les devants pour des actions concrètes afin que le nord de la République centrafricaine soit sérieusement pris en compte dans toute décision.
A cet effet, nous vous exhortons à peser de tout votre poids au niveau du Conseil de sécurité des Nations unies pour l’arrestation et le jugement de ces criminels.

Nous vous prions d’agréer, monsieur le Président, l’assurance de notre très haute considération.

Simon Koitoua
journalducameroun.com)/n


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