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L’ex-président de la Cour suprême du Nigeria fait appel de sa condamnation

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L’ancien président de la Cour suprême du Nigeria a fait appel de sa condamnation à dix ans de suspension de toute fonction publique pour corruption, ont déclaré vendredi ses avocats.

Walter Onnoghen, qui était le plus haut magistrat du pays, a été condamné jeudi par le Tribunal du code de conduite (CCT), qui statue sur les affaires impliquant des agents du service public, dans un procès dénoncé par l’opposition comme politique.

Le juge avait été suspendu de ses fonctions environ un mois avant les élections présidentielle et législatives du 23 février par le président Muhammadu Buhari en personne, contrairement aux principes de séparation des pouvoirs. La décision avait provoqué la colère de l’opposition et de nombreux magistrats.

Walter Onnoghen avait plaidé non coupable des six chefs d’accusation pesant contre lui, notamment pour des affaires de fraude et de corruption.

Le tribunal a également ordonné que l’argent découvert sur ses comptes bancaires, en devises étrangères et qui n’avaient pas été déclarés, contrairement à ce qu’exige la réglementation, soit confisqué par le gouvernement.

Dans son appel déposé peu après le jugement, M. Onnoghen « a soulevé 16 raisons pour lesquelles il conteste la décision et demande à la cour d’appel de ne pas en tenir compte et de le mettre lui-même hors de cause et de l’acquitter », a déclaré à l’AFP un de ses avocats.

L’ancien juge réclame aussi l’annulation de toutes les décisions du CCT, dont la confiscation des sommes saisies. Aucune date n’a été fixée pour l’appel.

La décision du président Buhari de suspendre le plus haut magistrat du pays quelques semaines seulement avant la présidentielle et d’y placer l’un de ses proches, a été perçu comme un acte « anti-démocratique » en vue d’assurer la victoire du parti au pouvoir, la Cour suprême étant aussi l’organe judiciaire chargé de trancher les litiges électoraux.

L’ancien général Buhari a finalement été réélu pour un second mandat, dans ce que l’opposition a dénoncé comme une « parodie d’élection ».

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