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L’histoire heureuse d’apprentissage du chinois d’un Camerounais

Nama Didier est le premier professeur universitaire local en chinois à Maroua, et le premier Camerounais à avoir obtenu à Beijing son doctorat du programme d’étude du Chinois

Nama Didier n’aurait jamais cru qu’il irait si loin dans l’étude du Chinois lorsqu’il a décidé d’assister à un cours de chinois il y a 7 ans.

Il est le premier professeur universitaire local en chinois à Maroua, région tout au nord du Cameroun, et le premier Camerounais à avoir obtenu à Beijing son doctorat du programme d’étude du Chinois de l’Institut Confucius.

« Il y a deux raisons qui m’ont poussé à étudier le chinois à cette époque-là. L’une était la curiosité, l’autre était que je pouvais devenir fonctionnaire après un diplôme de cette école », a-t-il déclaré à Xinhua.

Diplômé de l’école de droit de l’université de Yaounde II en 2008, Didier a appris que l’école normale supérieure de Maroua avait ouvert une faculté de chinois, et il s’y est inscrit en tant que l’un des 14 premiers étudiants de cette école.

Didier ignorait tout du chinois et savait peu de choses sur la Chine avant d’étudier dans cette école, mais après trois mois d’études, il s’est trouvé fasciné par cette langue orientale et sa culture.

« La langue chinoise est fantastique, aucune autre langue au monde ne peut s’y comparer, et plus je l’étudie, plus je l’apprécie », a-t-il dit.

« Je me suis dit que j’allais promouvoir l’apprentissage du chinois au Cameroun, et former davantage d’enseignants locaux capables d’enseigner le chinois dans les écoles primaires et secondaires au Cameroun ».

La performance remarquable de M. Didier dans l’apprentissage du chinois lui a permis d’obtenir en 2011 une bourse de l’Institut Confucius pour étudier à l’Ecole normale du Zhejiang. Au bout de 4 ans, M. Didier a obtenu deux mastères, en enseignement et en traduction.

Au cours de ses études au Zhejiang, dans le sud de la Chine, M. Nama a rédigé avec l’aide de camarades de classe et d’enseignants chinois une série de manuels d’apprentissage du chinois qui ont été choisis par le ministère camerounais de l’Éducation pour l’apprentissage dans les collèges publics.

M. Nama passe au moins deux heures par jour à lire des livres en chinois, car il sait que « le niveau d’un enseignant doit être au moins cinq fois supérieur à celui de ses étudiants, c’est pourquoi j’étudie plus que mes élèves ».

Didier se rendra à l’Université des langues étrangères de Beijing pour passer son doctorat en septembre de cette année, tanids qu’il devra enseigner le chinois à l’Ecole normale supérieure de Maroua deux mois par an pendant son cursus en Chine.

La plupart des diplômés de la faculté de chinois de l’école normale supérieure enseignent ensuite le chinois dans les collèges du Cameroun. Selon Yu Guoyang, directeur de l’Institut Confucius de l’Université de Yaounde II, environ 50 collèges publics ont ouvert des classes de chinois au Cameroun.

Cet Institut Confucius a été créé en 2007 par un partenariat entre l’Ecole normale du Zhejiang et l’Université de Yaounde II. Le nombre des étudiants apprenant le chinois auprès de l’Institut Confucius atteindra 10.000 cette année, affirme M. Yu.

Compétition de mandarin à l’Institut des Relations internationales du Cameroun (IRIC). Photo pour illustration
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