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Libération de détenus : le demi-geste de Paul Biya

Photo d'illustration. (c) Droits réservés

Le chef de l’Etat a ordonné jeudi l’arrêt des poursuites contre 333 détenus anglophones. Si cet acte est conforme aux exigences de la communauté anglophone pour un retour à la paix, elle reste incomplète.

Paul Biya a décidé jeudi, 03 octobre 2019, de remettre en liberté 333 activistes anglophones dont les procédures sont encore pendantes devant les tribunaux militaires camerounais. Ce sont ainsi une poignée de personnes sur le millier en détention qui retrouveront leur liberté.

Cet acte du président Paul Biya est pris en guise de pardon, tel qu’annoncé dans son adresse à la nation le 10 septembre 2019, en prélude au dialogue national. Seulement, il ne répond qu’à moitié aux exigences de la communauté anglophone qui aspire à la libération de tous ses ressortissants détenus.


Les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest demandent la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone depuis les premières manifestations qui ont conduit à l’arrestation de centaines de personnes entre novembre et décembre 2016. Une grande majorité a été relâchée quelques semaines après sans que les arrestations ne s’arrêtent là. D’autres vagues de prisonniers ont été placés dans les prisons de Yaoundé, Douala, Buea, Bamenda, etc, dès le 1er octobre 2017, date où la crise a  définitivement mué en conflit armé.

Des partenaires du Cameroun ont moult fois posé la libération des détenus anglophones comme préalable à la restauration de la paix dans ces deux régions.

Lire aussi : Aux Etats-Unis, l’on juge insuffisant la libération de 289 détenus anglophones


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