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Libye: La France offre près de 200 millions aux rebelles

Elle considère le Conseil national de transition comme seul titulaire de l’autorité gouvernementale

La France a mis le lundi 1er août, 259 millions de dollars (182 millions d’euros) d’avoir libyens à la disposition des rebelles du Conseil national de transition (CNT) qui restent mobilisés contre le régime de Kaddafi, malgré le ramadan. La France qui considère le CNT des insurgés libyens comme le seul titulaire de l’autorité gouvernementale a annoncé le dégel d’une partie des avoirs libyens au profit des rebelles, qui pourront en bénéficier pour des achats à caractère humanitaire. Il s’agit de fonds qui appartiennent au peuple libyen, et qui vont servir à acheter des produits alimentaires et des médicaments, a justifié le nouvel ambassadeur du CNT à Paris, Mansour Saif-al-Nasr. Le ministre français a annoncé à son interlocuteur que le processus de dégel de fonds libyens a abouti et a permis de mettre à disposition du CNT cette somme d’argent. Le CNT pourra désormais bénéficier de ces fonds pour des achats à caractère humanitaire, dans le respect des règlements européens, a indiqué dans un communiqué le Quai d’Orsay.

L’envoyé spécial du CNT a été informé qu’il pourrait s’installer dans les locaux de l’ambassade de Libye à Paris, a-t-on ajouté de même source. Les Français nous ont promis de nous remettre les clés bientôt. L’ambassade est actuellement sous la protection de la police française, a indiqué Mansour Saif al-Nasr. Ce dernier a pris ses fonctions la semaine dernière à Paris. La France considère que le CNT, instance représentative de la rébellion contre Mouammar Kadhafi, est désormais le seul titulaire de l’autorité gouvernementale libyenne. L’ambassadeur libyen a enfin ajouté avoir dit à Alain Juppé, à propos du meurtre du jeudi dernier du chef militaire du CNT, Abdel Fatah Younès, que le Conseil avait formé une commission juridique pour enquêter sur cet assassinat et qu’on aurait bientôt le résultat. Les conditions de cet assassinat comme l’identité de ses auteurs restent mystérieuses. Selon le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, le général Younès a été abattu par un groupe d’hommes armés après avoir été rappelé du front pour un interrogatoire sur des questions militaires à Benghazi.

Sur le terrain, les rebelles continuaient de progresser aux abords du site pétrolier de Brega, sur le front Est. Et d’après un des porte-parole rebelle à Ajdabiya, à 80km à l’est de Brega, les insurgés ont attaqué lundi dernier un petit groupe de combattants pro-Kaddafi. Dans l’ouest du pays, au moins 8 puissantes détonations ont secoué la banlieue est de Tripoli en milieu de journée de lundi toujours, et une colonne de fumée s’est élevée à l’est du quartier de Tajoura. Nous espérons qu’il y aura une avancée progressive, en même temps des fronts de Misrata et de la montagne. Sans oublier les rebelles qui se mobilisent à l’intérieur des villes, a indiqué le général Omar Hariri, membre du conseil militaire de la rébellion. Sur le plan diplomatique, le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a déclaré que le régime du colonel Kaddafi était en contact avec des membres du CNT, mais il a démenti des rumeurs qui veulent que de récentes discussions se soient tenues entre Tripoli et le général Abdelfettah Younès, l’ancien chef d’état-major des rebelles assassiné.

Moustafa Abdeldjeïl, président du Conseil national de transition
Africapresse)/n


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