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Lions Indomptables du Cameroun: « Et si le mal s’appelait Augustin Thierry Edjoa? »

Avis d’un lecteur: « Les nombreux errements du patron des sports sont à l’origine du malaise qui règne dans la tanière des Lions… »

Le bouillonnant Augustin Thierry Edjoa a-t-il perdu l’usage de la parole ? La question si on la pose, est relative au mutisme inhabituelle du grand professeur de français. Depuis la démission de Martin Otto Pfister, comme entraîneur de l’équipe nationale du Cameroun, le silence du ministre des Sports et de l’Education physique sur la situation qui prévaut au sein des Lions Indomptables du Cameroun, et plus singulièrement de l’encadrement technique inquiète. Lui, pourtant prompt aux déclarations même les plus saugrenues donne l’impression de s’être assagit. Tout en étant d’accord avec les stratèges en communication stratégique, sur le fait qu’en tant de crise le silence est d’or, il convient plus tôt de penser que le ministre des Sports rumine un cuisant le camouflet.

En réalité, le ministre des Sports et de l’Education physique semble enfin mesurer les conséquences désastreuses de ses mauvais choix. Auteur de nombreuses polémiques tant dans la gestion des sélections nationales que dans son département ministériel, Augustin Thierry Edjoa paraît être pris au piège de ses nombreux complots mafieux. La saga du natif de Yaoundé débute avec la nomination d’un entraîneur sélectionneur à la tête de la sélection nationale, au lendemain de la démission du technicien hollandais Aarie Han. Contre l’avis de nombreux de ses collaborateurs, notamment la fédération camerounaise de football, il a choisi la candidature d’Otto Pfister, dont le nom ne figurait pas sur « la short liste » des candidats retenus au terme de l’appel à candidature initié par la fédération camerounaise de football. D’un scandale à un autre, le patron du sport camerounais fut pointé du doigt comme l’homme orchestre de « l’affaire dite des commissions de Fernant Taniche », du nom du facilitateur du recrutement de l’entraîneur allemand dont la doublure de préparateur Physique, le bien nommé Shüber n’aura eu que des apparitions épisodiques sur le banc de touche camerounais lors de la coupe d’Afrique des nations 2008 au Ghana.

Voulant à tout prix et à tous les prix maintenir son poulain à la tête de l’équipe nationale du Cameroun, Augustin Thierry Edjoa est resté indifférent aux propositions de la commission Albert Roger Milla, qui au lendemain de la Coupe d’Afrique des Nations 2008 au Ghana avait proposé le limogeage du technicien allemand. Tout aussi problématique reste et demeure, la décision du ministre Augustin Thierry Edjoa de ne prendre aucune mesure concrète après la défaite du Cameroun face au Togo le 28 mars 2009, lors de la première journée du second tour des éliminatoires Can/Mondial 2010. Comme pour narguer davantage le peuple camerounais, le patron des sports et de l’éducation physique a pris sur lui de nommer un collectif d’entraîneur le 30 avril 2009, alors que tout le monde s’attendait à le voir débarquer « le pépé» du banc de touche des quadruple champions d’Afrique. En peu de temps qu’il en fallait, la mesure s’est avérée être une erreur monumentale, car loin d’arranger les choses, cette décision hasardeuse est venue créée le trouble et la division au sein de l’équipe nationale du Cameroun.

En très peu de temps, les rivalités de ces trois mousquetaires se sont fait sentir, faute d’une répartition claire des rôles. L’incompatibilité d’humeur entre l’entraîneur principal et certains membres du collectif notamment Jean Paul Akono d’une part, et les membres du collectif et certains cadres de la sélection nationale du Cameroun d’autre part est également à mettre à l’actif de la gestion fantaisiste d’Augustin Thierry Edjoa. L’ancien proviseur du lycée d’Obala entrera très certainement dans les anales de la République, comme le ministre des Sports qui introduisit au Cameroun, les nominations par ordre alphabétique dans l’encadrement technique des Lions Indomptables.

Augustin Edjoa, ministre des sports
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