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L’Iran dit que Rohani pourrait ne pas aller à l’ONU, faute de visa

Le voyage du président iranien Hassan Rohani à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies « pourrait être annulé », faute de visas délivrés par les Etats-Unis, écrit mercredi l’agence officielle Irna.

La délégation iranienne qui devait se rendre à New York pour préparer le terrain à le venue de M. Rohani n’a pas encore été en mesure de faire le voyage, ses membres n’ayant pas obtenu de visas, écrit l’agence.

Grand rendez-vous diplomatique mondial, l’Assemblée générale de l’ONU doit s’ouvrir le 24 septembre.

Selon Irna, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a prévu de quitter Téhéran pour New York le 20 septembre au matin, trois jours avant M. Rohani.

Mais « si les visas ne sont pas émis dans quelques heures, le voyage [des deux hommes] sera probablement annulé », ajoute l’agence.

L’annulation du voyage ruinerait définitivement les efforts entrepris pour la France en vue d’une rencontre entre le président américain Donald Trump et M. Rohani en marge de l’AG onusienne, même si un tel tête-à-tête apparaît encore hautement hypothétique à ce stade.

En juillet, les Etats-Unis avaient été critiqués par l’ONU pour avoir accordé à M. Zarif un visa limitant drastiquement ses déplacements à New York, où celui-ci devait assister à une réunion onusienne sur le développement durable.

« Les diplomates américains ne se promènent pas autour de Téhéran, nous ne voyons donc aucune raison à ce que les diplomates iraniens puissent se déplacer librement à New York », avait alors justifié le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo au quotidien Washington Post, accusant son homologue d’utiliser ses séjours aux Etats-Unis pour « diffuser une propagande malveillante ».

Washington et l’Iran ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980 pendant la crise des otages retenus à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran.

Etat hôte du siège des Nations unies, les Etats-Unis ont en principe l’obligation d’accorder rapidement des visas aux Etats qui en font la demande pour permettre à leurs responsables d’assister à des réunions à l’ONU.

Dans le cadre de sa politique de « pression maximale » sur la République islamique, Washington a ajouté le nom de M. Zarif à sa liste noire des personnes faisant l’objet de sanctions financières américaines le 31 juillet.

Le gouvernement américain avait alors indiqué qu’il chercherait aussi à empêcher ses voyages à l’étranger, mais pas de l’empêcher de participer aux activités de l’ONU à New York.



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