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Listes électorales au Cameroun: Vers une prorogation des délais d’inscription?

C’est un souhait indirectement exprimé par les responsables d’Elecam, structure en charge de l’organisation des élections au Cameroun

Les délégués régionaux d’Elections Cameroon (ELECAM), l’organe en charge de la gestion et l’organisation des élections au Cameroun, sont réunis depuis le jeudi 10 janvier 2013 autour de leur Directeur Général Mohaman Sani Tanimou. Les travaux se déroulent en huis clos et il est difficile de connaître les enjeux placés au centre de la rencontre. Mais dans son allocution d’ouverture des travaux, Monsieur Tanimou a évoqué la possibilité qu’il puisse y avoir une prorogation du processus de refonte. « Il est question pour nous dans cette deuxième phase qui va du 1er janvier à la fin des opérations à la fin février ou à la fin mars selon qu’il y aura prorogation de faire le maximum afin d’atteindre nos objectifs », a-t-il indiqué à ses collaborateurs. Au lancement du processus, de nombreuses opinions s’étaient levées pour indiquer que le Cameroun n’était pas prêt pour la refonte. ELECAM prenant exemple sur l’administration, a balayé d’un revers de main les facteurs de résilience évoqués et s’est fixé un objectif ambitieux de parvenir à inscrire 7 millions de Camerounais. Aujourd’hui il s’avère que cet objectif était plus facile à dire qu’à faire. A la date du 05 janvier 2013, les chiffres officiels parlaient de seulement 2,5 millions d’inscrits, alors que l’opération avait déjà atteint sa vitesse de croisière. D’un autre côté, proroger l’opération suppose aussi y affecter les moyens nécessaires. De l’avis des observateurs, il n’est pas sûr que le gouvernement soit prêt à signer un avenant avec le consultant allemand. Avenant qui risque encore de porter sur des centaines de millions de FCFA.

Les conseillers du Président de la république ont identifié le problème selon eux, et l’ont résumé au fait que de nombreux camerounais ne possèdent pas de carte nationale d’identité. Paul Biya a donc décidé de la gratuité de l’établissement de la carte sur l’ensemble du territoire dès le 1er janvier. Les expériences de certains délégués démontrent que le problème est parfois plus complexe que celui de la simple possession d’une carte d’identification. « Chez nous dans le Sud-Ouest on éprouve de réelles difficultés avec les zones maritimes et forestières, qui de plus ne bénéficient pas d’un bon réseau de routes. C’est une difficulté pour les populations qui ne peuvent pas se déplacer, mais aussi pour nous, responsables d’ELECAM qui avons des difficultés à nous rendre vers les populations », explique Njang Emmnuel Mbeng, le délégué région ELECAM pour le Sud – ouest. D’autres délégués se sont montrés plus optimistes et enfin une autre partie garde le calme, comme celui du Littoral. La région bien que densément peuplée, n’a pas encore traversé le cap du million d’inscrits. L’enjeu de cette refonte pour ELECAM est aujourd’hui d’atteindre au moins les 4millions et plus de personnes, qu’il avait revendiquées lors de l’élection présidentielle de 2011. L’opposition a toujours contesté cette information. Les campagnes de communication, de sensibilisation et autres actions, ne semblent pas porter des fruits. L’épée de Damoclès de l’échec semble planer sur la tête de l’organisation

Vers une prorogation des délais d’inscription sur les listes électorales au Cameroun?

Journalducameroun.com)/n

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