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Littérature: La camerounaise Léonora Miano ose encore dans «Blues pour Elise»

Le prochain roman de l’écrivaine sort dans quelques semaines et présente la France «comme on ne l’a jamais lue».

La France, telle que vous ne l’avez jamais lue. C’est avec cette phrase que l’auteure résume son ouvrage. « Blues pour Elise » vient montrer la face méconnue du pays, ses visages d’ambre et d’ébène. Sous ses abords volontairement légers, ce texte que l’auteur présente comme un roman à structure explosée est une pierre apportée à l’édifice qu’est l’indispensable création d’un vocabulaire nouveau, permettant de dire la France de notre temps et les différentes populations qui la composent peut-on lire sur son site officiel www.leonoramiano.com. Comme ses deux précédents romans, Tels des astres éteints, paru en 2008 et Les Aubes écarlates l’année d’après, Blues pour Elise sortira aux éditions Plon le 07 octobre 2010.

Leonora Miano fait de la France le théâtre de son nouveau livre. Ici, la romancière camerounaise que l’on connait pour son penchant vers la quête identitaire, dresse le portrait de la France métissée à travers le destin des divers personnages qui peuplent l’ouvrage, dont Elise, Bogus, Shale, Akasha et Malaïka, des protagoniste, tous de nationalité française. De ce manteau, Leonora s’est déjà emparée notamment dans Tels des astres éteints, un roman qui porte une réflexion sur la race et sur la place de l’Afrique dans la conscience de sa diaspora en général.

Leonora Miano, bientôt étudiée au Cameroun
Son livre L’intérieur de la nuit fait son entrée dans les programmes scolaires camerounais à la rentrée prochaine, 2010 – 2011. Il sera proposé aux élèves des classes de 2nde. C’est avec ce livre qu’elle se fait connaitre du public en 2005, premier texte d’un triptyque comprenant Contours du jour qui vient (2006) et Les aubes écarlates (2009). L’intérieur de la nuit a reçu de multiples récompenses, aux rangs desquelles les lauriers verts de la forêt des livres, Révélation 2005, le Prix Louis Guilloux en 2006, le Prix Montalembert du premier roman de femme (2006), le Prix Réné Fallet (2006), et le Prix de l’excellence camerounaise en 2007. Il a également été élu meilleur roman français de l’année 2005 par le magazine Lire.
Pour l’auteur, cette entrée aux programmes scolaires de son pays constitue une véritable consécration pour ce roman qui lui avait valu l’ire d’un grand nombre d’Africains vivant en Europe.

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