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Logements sociaux: L’apport des matériaux locaux

Cette possibilité était au centre d’une rencontre d’échange entre des experts camerounais, péruvien et congolais

Echange sur les procédés
Un atelier international sur la question des logements sociaux s’est achevé vendredi 23 juillet dernier à Yaoundé. Au centre des échanges, le matériau local. La rencontre qui a duré une semaine a réuni l’ensemble des experts camerounais et ceux ressortissant de la république démocratique du Congo et du Pérou. A cette occasion, Achille Lokua, représentant de l’Organisation non gouvernementale Loge terre de la République démocratique du Congo (RDC) a exposé sur l’argile. A partir d’une étude comparative entre les briques de terre et celles en argile que la société civile congolaise a menée, l’homme soutient que celui qui utilise les briques en argile fait une économie de l’ordre de 25% par rapport à celui qui utilise les briques de terre. Expliquant qu’avec quatre brouettes de sable et un sac de ciment, on a 35 parpaings, mais avec l’argile, on mélange un tiers du sac de ciment avec de l’argile, on a la possibilité d’avoir 80 briques. Il a enfin expliqué que cette technique était le moyen idéal pour les populations de la RDC qui souffrent de pauvreté, dans un contexte où les investissements très récents de l’Etat Congolais dans les logements sociaux profitent plus aux personnes les mieux nantis.

L’expérience péruvienne très marquante
Une situation pas très différente de celle du Cameroun. Selon des responsables d’ONG locales exerçant dans ce secteur du logement social, les populations ne sont pas toujours bien informées des possibilités d’offre du gouvernement. La Mission de promotion des matériaux locaux (Mipromalo) a présenté ses offres en vue d’alléger les coûts de construction. L’expérience péruvienne est celle qui a séduit les participants. D’après Carmen Rosa, responsable à l’ONG péruvienne Cepromur, la politique du logement social au Pérou est basée sur des subventions qu’on octroie aux familles pour se loger, en utilisant prioritairement les matériaux locaux. Elle explique que l’Etat octroie des subventions à des particuliers qui les remboursent par échéances. Une politique qui a abouti à un boom immobilier. Lequel a entraîné une amélioration brute de la croissance économique de l’ordre de 16% en l’espace de quatre ans. C’est que, il y a eu un boom de l’emploi, autour du logement. La forte activité dans le logement a favorisé le développement de nouveaux petits emplois, puis l’exploitation minière et le développement de l’industrie agricole ont suivi, a-t-elle expliqué. Organisé par l’Association des Amoureux du Livre (Assoal) et le Réseau national des habitants du Cameroun (Rnhc), l’atelier de Yaoundé consistait en l’échange des techniques de construction et la valorisation des matériaux locaux. Avec pour objectif d’inciter les populations à l’utilisation du matériau qu’elles ont à leur disposition,

Construction en matériau locaux, encore marginal au Cameroun
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